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    L'Edito

    Déclic

    Par L'Economiste| Edition N°:3601 Le 23/08/2011 | Partager

    Qu’est-ce qu’il faut faire pour réveiller la Bourse? La place casablancaise a du mal à sortir de sa torpeur et il n’est pas certain que la saison estivale doublée de l’effet Ramadan en soient les uniques responsables. Ce n’est pas une question de taille du marché. Certes la capitalisation boursière a fondu à 523 milliards de DH environ et il sera difficile d’atteindre dans ces conditions l’ambitieux objectif de 600 milliards fixé à fin 2011. En revanche, c’est tout de même nettement plus que le niveau de 2004, soit 417 milliards de DH.
    Ce n’est pas non plus une affaire institutionnelle. En attendant que la place se repeuple, il y a en effet déjà une logique à l’oeuvre, à l’échelle de l’arsenal juridique et réglementaire. Cette logique a profité aux marchés financiers, dont la Bourse est l’une des vitrines. La mise en place ces dernières années d’une autorité de surveillance pour les assurances, la réforme du Trésor, de la banque centrale ou encore du CDVM, est un vrai progrès pour la confiance des Marocains dans les institutions financières. Ces réformes ont en tout cas fait sensiblement évoluer les règles qui régissent ce secteur.
    Bien évidemment, l’activité ralentit aujourd’hui à l’image de ce qui semble être une impression de fébrilité de l’économie. Les hypothèses macroéconomiques entretiennent de nombreuses incertitudes, la crise a bousculé pas mal de scénarios et il faut de plus compter maintenant avec la période de transition politique. C’est-à-dire en attendant le prochain gouvernement. Dans ce contexte, les résultats de certaines sociétés comme Attijariwafa bank paraissent exceptionnels, mais ces performances demeurent aussi trop rares pour savoir si dans l’ensemble les publications semestrielles ont été l’occasion de plus de bonnes que de mauvaises surprises. En tout cas, il est tôt pour se permettre le moindre triomphalisme. De surcroît, les reports de projets d’introduction en Bourse limitent sans aucun doute les perspectives de papier frais. Ce qui rajoute au marasme ambiant… en attendant le déclic!

    Mohamed Benabid

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