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L'Edito

Dans le pétrin

Par Nadia SALAH| Edition N°:4986 Le 22/03/2017 | Partager

Identifiant Scald invalide.

Les établissements financiers les plus en vue sont restés collés par une des dettes de la Samir, un montant de 800 millions de DH.  Pourtant, ce n’est ni la qualité des prêteurs, ni le montant prêté qui comptent. La place financière sait à quelles mésaventures la formule dite des «dettes privées» a exposé le marché et les entreprises… Mais quand même pas jusqu’à oublier de les prendre en compte!

En fait, tout dans cette affaire est disproportionné, les montants comme les fautes. La Samir laisse des impayés deux fois plus élevés que ce que le Maroc engage pour sa défense.  Rien que le trou laissé à la Douane (sans compter les impôts et autres taxes) aurait pu faire tourner l’INDH pendant cinq ans, ou bien de quoi faire vivre largement toute la Santé publique pendant une année.
Face à de tels niveaux financiers, face à de telles manœuvres, ce n’est pas une banale procédure applicable aux entreprises en difficulté qu’il faut.
Foin de naïveté! On a bien compris qu’ayant de la farine sur le nez et les mains, la classe politique ne veut pas s’occuper du nettoyage d’un tel pétrin.
Or voilà que les choses sont en train de changer, pas en bien.
Au Maroc même, on a, que cela plaise ou pas, un terrible conflit de normes, entre la fiabilité des marchés financiers et le respect de l’Etat. Rien que ça!
Comme si cela ne suffisait pas, la puanteur du dossier a attiré un fonds vautour. D’autres viendront. Les fonds de ce genre font un mal considérable. En Argentine, après avoir pris le contrôle de la dette à 1/5e de sa valeur, ils réclament le remboursement à 100%: jolie marge! Seize ans plus tard, Buenos Aires n’est pas encore sortie de ce piège.
Il serait temps que les politiciens assument.

 

 

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