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    Dangers publics

    Par Nadia SALAH| Edition N°:5563 Le 24/07/2019 | Partager
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    Les maladies des entreprises sont un domaine difficile, chargé en émotions.

    Dans les années 1980-90, le Maroc a décidé de rénover son droit des affaires et les pratiques qui vont avec: de l’expertise comptable jusqu’à la cotation en Bourse, en passant par les mille et un détails du commerce. Même les banques ont été énergiquement brossées et pas toujours dans le sens du poil.

    Avant, c’est difficile à croire mais pourtant vrai, le Maroc tournait avec le droit laissé par la colonisation française. Des textes et un esprit datant des années 1880. Un  jour, on écrira des gags avec les avanies qu’un tel décalage peut occasionner.

    En attendant, certaines des réformes des années 1980-90 ne font pas rire du tout. Notons-le bien: le tout-venant de la gestion des entreprises suffit tel qu’il est aujourd’hui.  Pas de raison donc de renverser la table pour tout recommencer.

    En revanche, ce ne sera pas du luxe de reprendre les débats approfondis menés par les professionnels, juristes, comptables, financiers… y compris les universitaires et les politiciens. Quarante ans après les réformes, le Maroc a négligé de développer la philosophie qui va avec les progrès permis par ces réformes.

    Par exemple, la Samir tombe en poussière depuis des années,  elle est un danger public au sens propre comme au sens financier. C’est la plus grosse faillite de tous les temps au Maroc. Or, personne n’a demandé publiquement des comptes sur les faveurs accordées par le ministère des Finances et celui de l’Energie. Si aucune analyse publique n’est faite, on recommencera, un jour ou l’autre, à pomper massivement l’argent des Marocains pour des chimères polluantes, peut-être malhonnêtes.

    Qu’est-ce qui ne va pas dans le contrôle politique pour laisser faire une telle énormité? Qu’est-ce qui manque dans le droit des faillites pour que l’on préfère les chimères à une action ferme d’assainissement? Et tant d’autres questions…

     

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