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    L'Edito

    Course démente

    Par L'Economiste| Edition N°:2774 Le 12/05/2008 | Partager

    En moins de deux ans, à cheval sur deux gouvernements, le Maroc aura liquidé le bénéfice de vingt-cinq ans de réformes. On peut dire la même chose d’un point de vue radicalement opposé: heureusement qu’il y a eu vingt-cinq ans de dures réformes pour amortir aujourd’hui le choc social de la plus terrible conjoncture internationale qu’on ait vue depuis les années 70.Ces deux points de vue antagonistes sont pourtant parfaitement exacts. Et c’est bien ce qui doit retenir toute l’attention, car ils expriment une urgence unique: on ne peut pas continuer ainsi à faire faire au budget de l’Etat une course démente, déformant le tissu productif au point que, tôt ou tard, il deviendra improductif, voire contre-productif.Il est évidemment normal que l’on utilise les réformes pour améliorer le sort des gens, sinon à quoi aurait servi de faire autant d’efforts? Mais il n’est pas normal qu’on continue à le faire selon les anciens schémas, alors que la situation a radicalement changé. Il faut dire les choses franchement: autant on peut approuver le soutien (qui n’est que très partiel) aux produits alimentaires de base, autant on peut se demander si un soutien aussi massif au gaz butane se justifie entièrement. En effet, c’est sur ce seul produit que se font les dépenses les plus importantes et c’est à cause de ces subventions que le dialogue social n’a pas pu aller plus loin. Les choix de répartition sociale, encore en vigueur aujourd’hui, ont été décidés dans les années 70, réaménagés dans les années 80, à cause de (ou grâce à) la crise de 1983, quand le Maroc ne pouvait plus faire face à ses dettes. Ces choix sont-ils encore pertinents? Correspondent-ils à l’état de la société aujourd’hui? Aident-ils vraiment les gens que l’on veut aider? Ne sont-ils pas en train de faire vivre le Maroc de 2008 selon les critères des années 80? Sont-ils en phase avec la globalisation, où l’on veut faire notre place? Autant de questions vitales.Nadia SALAH

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