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L'Edito

Coulée!

Par L'Economiste| Edition N°:2410 Le 28/11/2006 | Partager

C’était un cuisant échec que ce salon Fish Morocco à Agadir. A peine une vingtaine de personnes avaient jugé intéressant de se déplacer. Et personne chez les politiciens du secteur, qui pourtant sont en précampagne. C’est à ne pas le croire, pourtant c’est vrai: à la dernière minute, l’Institut national de la recherche halieutique (sic!) décide par oukase que le sujet de la rencontre sera changé: au lieu de parler du secteur et de sa crise, on «débattra» de la biologie du poulpe (re-sic!)Que signifie donc tout cela? Que le Maroc, ayant pourtant les eaux les plus poissonneuses de la région, n’a pas la politique qu’il lui faut. En effet, comment expliquer que les Marocains ne s’intéressent plus à leurs eaux quand des partenaires, comme l’Europe ou le Japon, cherchent à développer leur présence, légalement si possible, illégalement si nécessaire?Personne n’aime les généralisations de ce genre, pourtant dans ce cas c’est bien de cela qu’il s’agit: pas de politique sérieuse, légitime et durable. Le Maroc fait tout avec ses ressources halieutiques, c’est-à-dire n’importe quoi. On accorde des droits de pêche pour alimenter le budget, donner des primes aux fonctionnaires du ministère… Rien qui parle de ressources, d’exploitation durable, de valeur ajoutée, d’emplois, de compétences ou d’exportation.Normalement, avec tant d’opportunités, on aurait dû voir se développer des champions nationaux ou mixtes. Pas le moindre, même l’ONA, un groupe qui a les moyens d’être patient, renonce devant tant de désordres et de versatilité.La politique du Maroc ne fait pas des choix en matière de pêche et d’industrie connexes: elle réagit à des pressions d’intérêts qui n’osent même pas s’afficher en tant que tels. C’est la pire des situations; celle qui va faire que dans le plan Emergence, quand les autres secteurs vont plus vite que prévu pour grandir et s’organiser, la pêche coule à pic!Nadia SALAH

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