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L'Edito

Corruption

Par Nadia SALAH| Edition N°:4800 Le 22/06/2016 | Partager
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La France est en train de se doter d’une nouvelle loi, en fait d’une nouvelle série de lois, connue sous le nom de Loi Sapin ou loi de modernisation de l’économie. Dans ce paquet, un volet dont on parle trop peu intéresse le Maroc, ses managers – du public et du privé – et ses entreprises.
Il s’agit des réformes des textes concernant la lutte contre la corruption et le trafic d’influence qu’il faut assortir d’une meilleure indépendance des magistrats. Contrairement à une idée très répandue dans l’Hexagone,  un retard important s’est accumulé en France  par rapport au reste de l’Union européenne.
Le Maroc est concerné: des changements dans la conduite des affaires chez le principal client, fournisseur et partenaire ne peuvent ne pas avoir d’influence dans la conduite des affaires de ce côté-ci de la Méditerranée.
Ce n’est pas tout. Depuis un bon quart de siècle, le Maroc a décidé de progresser en s’appuyant et en appuyant ses propres réformes sur les normes européennes. Le mécanisme fonctionne plutôt efficacement, assez en tout cas pour que, dès les premières semaines de sa prise de pouvoir, Benkirane ait pris grand soin de marquer son désir de continuer.
Il faut donc s’attendre à ce que de nouvelles références commencent à baigner la pratique des affaires. On peut citer entre autres les «conventions judiciaires d’intérêt public», l’extension des délits aux agents publics étrangers, l’obligation d’avoir des mécanismes internes  d’alerte dans les grandes entreprises... (Cf. L’Economiste du lundi 20 juin).
En bonne et due forme dans la réforme judiciaire qui traîne toujours, ou par simple influence ou encore pour éviter des avanies préjudiciables pour le commerce et encore plus en politique étrangère, Rabat devra s’y intéresser de très près.

 

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