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    L'Edito

    Corruption

    Par Mohamed BENABID| Edition N°:5216 Le 23/02/2018 | Partager
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    Le Maroc prend la lutte anticorruption très au sérieux. La preuve: un petit mieux dans le classement Transparency. Un signe encourageant que l’emprise de la corruption, aussi tenace soit-elle, peut se relâcher. Pas de quoi se gargariser pour autant.

    La corruption continue de faire bruisser rue et petit monde des soumissionnaires.  Elle est fustigée officiellement par les institutions internationales et bailleurs de fonds du Maroc qui mettent en garde contre ses coûts cachés, bien plus importants que ses coûts visibles. La liste est longue: entraves à l’entrepreneuriat, opportunités d’investissement, et donc de création d’emplois, manquées, confiance minée…

    Une partie de l’explication réside dans la persistance d’une bureaucratie étatique qui saborde les rapports entre administration et citoyens. Les critiques focalisaient ces dernières années la petite corruption et ses «champions» comme l’Education, la Santé, la Justice.

    Elles s’étendent aujourd’hui à la commande publique, domaine que l’on pensait immunisé depuis la réforme des procédures d’appels d’offres. Vraisemblablement, non seulement la corruption n’a pas disparu ici, mais les techniques se sont sophistiquées. 

    On peut regretter cette dérive pour bien des raisons. D’abord, parce qu’il est anormal que les composantes intègres de la société marocaine paient pour ceux qui trichent. Y compris les fonctionnaires qui se consacrent à leur vocation et tentent de travailler honnêtement dans un tel système.

    Ensuite, au-delà de leurs déterminants techniques (absence de transparence, lourdeur des procédures), ces déviances continuent de nourrir des thèses psychosociales, guère valorisantes pour notre image. Celles de soucis – pointés dans le dernier mémo de la Banque mondiale – d’image et de «désirabilité sociale» qui rendraient inaudibles d’autres règles, morales ou civiques. Qui osera contre-argumenter?

     

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