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L'Edito

Corruption

Par L'Economiste| Edition N°:2334 Le 04/08/2006 | Partager

Comme à chaque échéance électorale, la question de la corruption et de l’achat des voix revient. Sans traiter la question sur le fond, on en parle puis on passe à autre chose, sans avoir rien fait.En matière de lutte contre la corruption, il y a deux règles: rendre publiques et différencier les sanctions.Le plus coupable n’est pas le citoyen qui vend sa voix, c’est celui qui l’achète… sauf dans le cas des élections indirectes où le votant est lui-même un élu. Dans ce cas, certes, il faut punir les deux, mais il faut aussi introduire des sanctions différentes, de manière à ce que les deux corrompus, le vendeur et l’acheteur, ne restent pas solidaires mais, au contraire, soient encouragés à se dénoncer, voire même à se tendre des pièges. Ce mécanisme, à n’en pas douter, sera très dissuasif.La pratique de l’achat des voix est maintenant incriminée par la loi mise en œuvre depuis les élections de 2002. Mais, on le voit bien, ce n’est pas suffisant. Pourtant, le gouvernement et la justice ne doivent pas être laissés seuls sur ce front. Il faut que les partis eux-mêmes se lancent dans cette opération. En effet, ce n’est pas par hasard que le PJD en fait son fonds de commerce électoral: le désir de moralisation est une aspiration profonde de la société marocaine. Tous les partis doivent se lancer dans cette opération et ils doivent surtout le faire publiquement, en excluant, sans faiblir, chacun de leur membre qui faillirait à cette obligation, voire en le traînant publiquement en justice.L’autre volet de toute lutte contre la corruption est la publicité, la transparence des actes. Par exemple et surtout pour les indirectes, le changement de parti et l’historique des changements successifs doivent être publics, accessibles à tous. La Chambre des conseillers comme le ministère de l’Intérieur doivent faire l’effort de monter des sites web où figureront ces informations. C’est cher, certes, mais beaucoup moins que le prix de la décrédibilisation des institutions et de la démocratie.Abdelmounaïm DILAMI

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