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    L'Edito

    Contrôle démocratique

    Par Nadia SALAH| Edition N°:5059 Le 06/07/2017 | Partager
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    DÉSAGRÉABLE, affligeant, corrosif… Le couac du CNDH va contaminer une grande partie du processus de transparence pour Al Hoceïma bien sûr, et aussi pour le CNDH lui-même. A travers cette affaire et cette institution, qui sont loin d’être banales l’une comme l’autre, c’est un coup dur pour le Maroc.
    Les faits: Le Conseil national des droits de l’Homme, le seul qui ait les moyens intellectuels, politiques, financiers et éthiques d’effectuer une enquête de qualité, a commandé une expertise sur les arrestations des activistes de Hirak. Les interpellés se plaignent de mauvais traitements et la police nie leur en avoir infligés. Polémique presque obligatoire, à laquelle nous sommes peu habitués; d’où le trouble important dans l’opinion publique.
    Et voilà qu’un morceau de rapport sort dans la presse. Pas n’importe lequel: des témoignages des plaignants et quelques constats d’experts. On ne sait pas si c’est un acte commandité ou un simple impair. L’auteur de ces lignes penche pour la deuxième option.
    Quoi qu’il en soit, cela arrivera de plus en plus souvent et c’est heureux. Il faut se féliciter de ces «fuites», car il ne s’agit de rien d’autre que l’opportunité d’un contrôle démocratique direct.
    Ce constat n’épuise pas le sujet, au contraire. Des informations ont «fuité»? Alors il faut tout sortir, le plus vite possible, en effectuant au grand jour, devant l’opinion publique, l’évaluation des faits et données, telle que confiée aux experts et au CNDH. Sans la lumière totale, tout de suite, le travail est bon à enterrer. Si on ne le tue pas immédiatement, au lieu de rassembler les citoyens autour de conclusions sérieuses et crédibles, cette enquête engendrera des fractures supplémentaires. Pour une seule raison: le CNDH se sera mis dans le cas de manquer de respect envers l’intelligence de l’opinion publique.
    Le Maroc a-t-il besoin de cela, en plus de tout le reste?

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