×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

L'Edito

Contrôle

Par L'Economiste| Edition N°:963 Le 22/02/2001 | Partager

Il faut le savoir: la Cour des Comptes est étranglée. Est-il normal que son budget représente à peine plus que la moitié du chiffre d’affaires de L’Economiste, par exemple? Non, bien sûr. Et dans ces conditions, dire qu’elle a le pouvoir de s’autosaisir de n’importe quel dossier, c’est se cacher derrière son petit doigt. Elle n’a pas les moyens de le faire.Chacun avait imaginé que le changement politique apporté par le gouvernement d’alternance, qui avait l’air soucieux de transparence et de rigueur, allait donner plus de moyens à la Cour. Pourtant, les budgets n’ont pas évolué et la collaboration avec les ministères a baissé.Ainsi, des informations ont circulé indiquant que l’Inspection Générale des Finances aurait transmis tous ses dossiers à la Cour des Comptes, laquelle ne donnerait pas suite. C’est inexact. Seuls 8 rapports ont été transmis sur 150 interventions de l’IGF entre 1999 et 2000. Cela est valable pour les inspections des autres ministères, y compris celle des Finances Locales dépendant de l’Intérieur. Dans la réalité quotidienne donc, la collaboration est très faible. Plus embarrassant: les inspections des ministères, tout en ayant plus de moyens que la Cour des Comptes, sont in fine soumises à l’appréciation politique de leur ministre. Il décide en dernier ressort de sanctionner en interne, de poursuivre devant des juridictions externes ou de ne rien faire.Or, la sanction ou la non-sanction du mauvais usage des deniers de l’Etat ne doit pas être laissée à l’appréciation d’opportunités politiques conjoncturelles. Au moment où l’opinion publique réclame plus de sérieux dans la gestion des finances publiques, ce sont ces réalités que la Chambre des Conseillers doit avoir en tête en discutant le projet de code des juridictions financières, sans se laisser séduire par les sirènes de la démagogie.Mohamed CHAOUI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc