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    L'Edito

    Confiance

    Par Mohamed BENABID| Edition N°:4977 Le 09/03/2017 | Partager
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    Dans les sociétés où la confiance fait défaut, la population est rétive au paiement de l’impôt. Rien de tout cela au Maroc. Non seulement les contribuables payent mais il n’y a pas d’indice de fléchissement, bien au contraire. En 2016, entreprises et particuliers ont versé plus de 129 milliards de DH au fisc.  Et pour cette année,  les déclarations vont apprivoiser dès ce mois le nouveau barème de l’IS que L’Economiste analyse dans son édition d’aujourd’hui.

    Les mœurs fiscales sont donc bien installées et cette population ne se soustrait pas à ses obligations déclaratives. Qui plus est dans une conjoncture qui aurait pu nourrir la tentation d’un débat sur le consentement à l’impôt! En matière de civisme fiscal, l’élan reste constant.
    Cela tient sans doute à la confiance que le citoyen place dans les institutions, qui demeurent toujours aussi populaires fort heureusement. Difficile d’en dire de même pour le reste. Autant le pays a fait un grand pas de maturité économique, autant il donne l’impression de reculer sur le front de la modernisation des partis.

    Le vrai ressentiment cible la classe politique, laquelle aujourd’hui a réussi l’exploit de faire converger un mécontentement général. Même si l’on aimerait bien faire quelques exceptions individuelles, le verdict d’ensemble est le même. Alors que l’entreprise est sinistrée par l’attentisme, par  ses dégâts collatéraux sur les circuits d’investissement et de paiement, la vie économique a besoin d’un stimulus et rapidement. Elle aurait pu profiter d’un déclic. A commencer par de la visibilité. Malheureusement, c’est raté avec une quasi-année blanche pour cette législature. S’il y a  une explication à l’effondrement du moral national c’est là où il faut le chercher. C’est le vrai problème de confiance du Maroc.

     

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