×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

L'Edito

Confiance

Par L'Economiste| Edition N°:1531 Le 03/06/2003 | Partager

S'il y a peut-être un examen auquel des médecins doivent se livrer aujourd'hui, c'est celui de leur conscience. Le sujet sur les collusions entre l'industrie pharmaceutique et les blouses blanches a été pendant de nombreuses années tabou. Bien sûr l'on savait que ces rapports pouvaient officiellement prendre une forme “scientifiquement correcte”, les labos étant par définition des bailleurs de fonds pour les travaux de recherche. Cela fait aussi, paraît-il, des impératifs universels de formation continue. Mais au gré des confidences, l'on découvre que ce mécénat peut prendre des formes moins valorisantes pour l'image de l'exercice médical. Aujourd'hui, la question est de savoir quel degré d'indépendance peut encore conserver un praticien qui accepte des voyages, chichement payés par de généreux sponsors pharmaceutiques, ou un médecin qui se voit offrir (ou demande), en cabinet, un "petit cadeau" par de persuasifs délégués médicaux. Si la liberté de penser du médecin est conditionnée, alors la situation est grave. Nous ne sommes pas dans un cas normal d'offre et de demande. Les rapports médecin/patient sont bâtis sur la confiance et c'est une des premières leçons que les étudiants en médecine apprennent (on le souhaite en tout cas) sur les bancs de la fac. Toute interférence, si elle n'a pas des objectifs nobles, est préjudiciable et doit être condamnable. Certes, les patients savent que le médecin n'est tenu qu'à une obligation de moyens et que le diagnostic n'est jamais infaillible. En revanche, à aucun moment, ils ne se doutent que des paramètres extérieurs, inavoués, peuvent interférer. Par la nature du travail, par sa longue formation, par la responsabilité rattachée à sa fonction, par l'obligation de vivre au coeur de l'angoisse humaine, le médecin a droit à des égards et à une valorisation sociale. Mais il doit aussi être à la hauteur.Mohamed BENABID

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc