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Concurrence

Par L'Economiste| Edition N°:2733 Le 12/03/2008 | Partager

Dès que vous leur parlez de rémunération des dépôts à vue, nos banquiers sursautent et ont la chair de poule. Le sujet est encore tabou, au Maroc comme dans la majorité des pays européens, où l’on a vu néanmoins quelques trublions tenter de briser un consensus professionnel qui se justifie de moins en moins aujourd’hui. C’est le dernier dogme auquel s’accrochent en effet les banquiers au nom de la préservation des marges. Pourtant, dans leur vitrine, les derniers services offerts à titre gratuit se comptent sur le bout des doigts. Face au paiement généralisé des prestations, il est donc légitime que le client exige que les dépôts à vue soient rémunérés. Cette perspective, qui ne peut être envisageable qu’à long terme, serait une véritable révolution. Elle rétablirait un certain équilibre vis-à-vis du client, un équilibre souvent rompu en matière de transparence et de lisibilité des tarifs. Chaque fois qu’elles en ont d’ailleurs l’occasion, les autorités monétaires rappellent les banques à l’ordre sur cette question. Comme elles se sont toujours étonnées de la propension qu’elles ont à afficher des grilles tarifaires jumelles dans leurs agences. S’il n’était pas un organe fantôme, le Conseil de la concurrence aurait trouvé là matière à investigation. Par la voix du ministre des Affaires générales et économiques, le gouvernement affirme vouloir s’intéresser à la compétition dans le secteur bancaire. Gageons qu’il va se donner les moyens d’aller jusqu’au bout de son idée et que le séminaire tenu à Rabat n’aura pas été qu’un feu de paille. Dans toute économie libérale, la concurrence est un des moteurs de l’innovation et de la croissance. Et nos banquiers s’en réclament constamment dans divers forums comme dans leur message publicitaire. Il est donc temps de mettre leurs idées en phase avec la réalité. Abashi SHAMAMBA

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