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L'Edito

Concurrence

Par Dr Mohamed BENABID| Edition N°:5668 Le 03/01/2020 | Partager
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L'histoire du libre-échange avec le Maroc emprunte un chemin désormais balisé. Tellement d’ALE et tellement de déceptions par la faute de négociations mal goupillées qu’il convient de corriger.

Cette manière d’aborder le problème cache cependant une légende fortement ancrée. Elle laisse entendre que des mesures de sauvegarde, une augmentation des droits de douane sur les importations de textile turc par exemple, peuvent se substituer aux véritables ressorts de la compétitivité, dans une course à la correction des asymétries commerciales entre les pays.

C’est oublier un peu vite que l’histoire contemporaine regorge de secteurs sous-productifs qui ont été subventionnés pendant longtemps sans contrepartie et qui ne tiennent que par la baraka de cautères en bois.

Il ne s’agit pas d’être naïf. Si les motivations publiques s’appuient sur des fondations, réelles et sérieuses, c’est-à-dire qu’elles s’inscrivent du côté marocain dans une logique de redynamisation du processus d’industrialisation, il faut alors traquer par tous les moyens les soupçons de concurrence déloyale.

Si, en revanche,  les arbitrages sont uniquement le fait de filières handicapées par la libéralisation mais capables de s’organiser en coalitions et groupes de pression lorsqu’il s’agit de faire passer des dérogations et protéger des rentes, alors les arguments ne sont pas défendables. Ils ne servent ni l’intérêt du consommateur, qui ne profite plus du pouvoir redistributif associé à certaines formes d’ouverture commerciale,  ni celui du pays, ni encore celui des entreprises.

Dans sa formule saine, ce type d’orientation, les esprits censés l’attendent ardemment pourtant et souhaitent idéalement en faire une exégèse attentive. C’est même un passage obligé pour reconquérir la confiance de l’opinion. Le pire des scénarios serait de  cantonner les ambitions au rayon des mauvais usages des politiques publiques.
 

 

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