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L'Edito

Coffre-fort

Par L'Economiste| Edition N°:1429 Le 03/01/2003 | Partager

Savamment et systématiquement, les privilégiés du système, la classe politique, verrouillent les portes qu'ouvre la démocratie.Ils ont créé pour les communales un code, aussi sûr et sur mesure, que celui d'un coffre-fort.Le code électoral retenu renforce la mainmise des partis sur le système politique. Il écarte les citoyens "d'en bas" de la participation, si ce n'est dans les petites communes, et pour la bonne raison que les partis ne sont pas assez puissants pour y présenter des candidats.Avec le système de liste, le citoyen ordinaire n'a aucune chance de prétendre à une responsabilité élective.Le mode de scrutin pour les législatives, et maintenant pour les communales, réduit le rôle du citoyen au vote, sans possibilité de participer au fonctionnement des institutions démocratiques.Au Maroc, nous avons réussi le tour de force de créer un système démocratique dans la forme et vidé de toute sa substance.Dans le système politique marocain tel qu'il est en train de se mettre en place, il y a d'un côté la classe politique et de l'autre les citoyens.La classe politique s'est organisée pour garder le contrôle perpétuel sur le pays. Pourtant, l'article 3 de la Constitution précise bien que "les partis politiques, les organisations syndicales, les collectivités locales et les chambres professionnelles concurrent à l'organisation et à la représentation des citoyens". Il n'est nulle part prévu par la Constitution que les partis exercent un monopole de la représentation.Les choses étant ce qu'elles sont devenues, les citoyens n'ont aucun moyen de participer, ni d'exprimer leurs frustrations, sauf à voter par rage et dépit pour le plus extrémiste des partis existants. Lorsque l'on sait comment fonctionnent les formations politiques, lorsque l'on voit que leurs directions exercent une autorité féodale, on doit s'interroger: la démocratie n'est-elle pas en train d'être confisquée?Adelmounaïm DILAMI

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