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    Par Nadia SALAH| Edition N°:5310 Le 09/07/2018 | Partager
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    La nouvelle réforme de Bank Al-Maghrib a été votée sans grands débats.  Cette réforme a été présentée comme un progrès, mais on n’a pas parlé de «mise à niveau» comme c’était le cas lors des réformes précédentes. On a eu raison de ne pas mettre l’accent sur cet élément car ce n’est pas une mise à niveau, dans la mesure où le statut qui se termine était déjà à niveau de ce qui se fait dans le monde et particulièrement chez les principaux partenaires politiques et commerciaux.
    Le Maroc est allé vite.

    En moins de trente ans, on est passé de gouvernements qui pouvaient «piocher dans la caisse» (au lieu d’améliorer la gestion) à une Banque centrale indépendante. Un loupé: le gouverneur ne vient pas à intervalles réguliers expliquer ses choix de politique monétaire devant la plénière du Parlement. La parade est qu’une commission parlementaire invite le gouverneur. Le résultat est correct, sans plus. Il manque la solennité nécessaire aux institutions démocratiques. Il y manque aussi le respect du droit à l’information des citoyens. Ce qui n’est pas garanti: la plupart des élus préfèrent exclure leurs concitoyens.

    La réforme loge à la Banque centrale les nouveaux instruments de paiements électroniques et digitaux. C’est une doctrine classique. Cette doctrine n’est-elle pas dépassée? Pas de débats sur le sujet, alors que nombre de pays ont fait l’inverse préférant laisser libres les nouvelles technologies d’inventer ce qu’elles voulaient avec un droit de regard des autorités monétaires.
    Et enfin, une question stratégique a été omise, encore une fois: la gestion monétaire peut, comme aux USA et dans nombre d’endroits respectables se soucier du chômage. Or, l’idée n’est même pas posée ouvertement. Ainsi, le système de changes, même légèrement ouvert, fabrique des chômeurs.
    Pourquoi ce genre de choix n’est-il pas mis dans le débat public, à commencer par les élus?

     

     

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