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L'Edito

Chaos

Par L'Economiste| Edition N°:2225 Le 02/03/2006 | Partager

Mais qu’est-ce qui pourrait bien sauver l’Irak?Les violences intercommunautaires ont fait, en moins d’une semaine, près de 400 morts et 500 blessés. Pas un jour qui n’apporte son lot de victimes, d’attentats ou de prises d’otage. Et pourtant, quel magnifique scénario au départ!Pour Bush, l’instauration d’une démocratie en Irak devait aller de pair avec la relance économique d’un pays exsangue par des années de guerre et d’embargo. Mais force est de constater que trois ans après l’invasion américaine, aucun de ces deux objectifs n’a été atteint. La persistance de la situation de quasi-guerre civile confirme si besoin est que la démocratie ne s’importe pas. Elle apporte aussi du grain à moudre à ceux qui considèrent qu’il aurait été plus sage de renverser Saddam sans invasion militaire. Sur le plan économique, le président américain a du mal à justifier l’emballement des dépenses militaires, que des estimations minimalistes évaluaient en 2003 à quelque 50 milliards de $, soit 5 fois moins que ce qui a réellement été engagé. Au-delà, il y a aussi l’effet image, puisque c’est une invasion pour le moins impopulaire dans la plupart des pays arabes et de nombreux pays occidentaux aussi. C’est peut-être le plus grave: que le capital sympathie dont bénéficie le modèle américain s’effrite, y compris auprès des plus jeunes. L’enquête de L’Economiste-Sunergia est édifiante à cet égard: 76% des jeunes sondés sont contre l’invasion et à peine 7% y sont favorables. En attendant, c’est la population irakienne qui est prise en otage, comme si elle n’avait pas assez souffert jusque-là: guerre d’Iran, deux guerres du Golfe, sans oublier un embargo insoutenable après 1991. Les lueurs d’espoir sont infimes pour l’heure. On peut toujours s’agripper à la théorie du chaos, ce fameux paradigme en physique qui veut qu’il y ait de l’ordre dans le désordre. Mais dans quels délais, et à quel prix?Mohamed Benabid

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