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L'Edito

Chances

Par Dr Mohamed BENABID| Edition N°:5573 Le 09/08/2019 | Partager
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Voilà une vitalité (ou une aubaine pour reprendre le vocable du monde statistique) démographique qui n’est pas utilisée. La dernière radioscopie du HCP montre que tout reste à faire sur la question de l’emploi.

En dépit du frémissement sur les chiffres du chômage, les dérapages constatés depuis au moins une vingtaine d’années sont toujours là.

D’abord en ville comme en campagne, les jeunes sont particulièrement touchés. Ensuite, la majorité des chômeurs (près de 60%) sont des primo-chercheurs, c’est-à-dire qui n’ont jamais goûté aux joies du premier emploi.

Enfin, la persistance à des niveaux inquiétants (70%) du chômage de longue durée qui représente aussi l’une des vitrines les plus tragiques de la crise avec une population qui est pratiquement en marge de la réinsertion sociale lorsqu’elle n’est pas sur le point de basculer aux marges de la société tout court.

Dans ce débat, la plus mauvaise réponse serait de continuer de s’en remettre aux déterminants économiques de l’emploi. Même si elles préfèrent souvent botter en touche, les politiques publiques ne peuvent garder la focale sur l’espoir d’une renaissance industrielle ou d’un retour de la croissance, dont il est difficile de déceler les prémices pour l’heure.

Restent les leviers les plus abordables: s’attaquer aux inerties du marché du travail. On le sait, les jurisprudences en matière de conflits sociaux sont imprévisibles et capricieuses.

Non seulement, elles n’incitent pas les employeurs, rebutés à la perspective de supporter des coûts de licenciement lourds, au recrutement, mais deviennent aussi un système pousse-au-crime qui justifie le recours, souvent de manière abusive, aux contrats d’intérim.

Et donc à l’emploi précaire. Ces réformes constituent pour l’heure l’une des dernières chances sur le chemin, étroit, du traitement du chômage.

 

 

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