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L'Edito

Budget

Par Nadia SALAH| Edition N°:5376 Le 22/10/2018 | Partager
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Le lundi, le nouveau ministre de l’Economie et des Finances, Mohamed Benchaâboun, présente officiellement le projet de loi de finances pour 2019. Il ne faut pas se mentir: c’est un budget très difficile.

Juste deux données pour savoir de quoi on parle vraiment: de 1998 à 2006-07, le Maroc avait réussi à faire baisser l’encours de sa dette publique de 35%.

Après, l’encours explose et pas qu’un peu: il a été multiplié par trois (bien lire «multiplié par 3») en moins de dix ans! Ce qu’on appelle la «shadow finance» n’est pas dans les comptes.

Pour le redressement des années 2000, il faut remercier Oualalou, ministre des Finances, et ses deux Premiers ministres, El Youssoufi et Jettou. Pourquoi faut-il les remercier? Parce qu’ils ont donné de la souveraineté et de la liberté au Maroc; parce qu’ils ont donné de l’élan aux entreprises.

A leur tour, elles ont fabriqué les emplois les plus nombreux qu’on ait jamais vus et de la croissance pour réduire véritablement la pauvreté et réaliser l’inclusion sociale. C’était de la gestion durable des finances publiques.

Benchaâboun s’est publiquement engagé, lors de l’assemblée du Fonds monétaire et de la Banque mondiale, à «renforcer les marges budgétaires», c’est-à-dire à mettre fin à la politique destructrice, appliquée sans vergogne depuis 2008-09, accentuée depuis 2012.

Le Maroc récolte ce que ses gouvernements ont semé: aujourd’hui, les jeunes diplômés fuient, jetant le trouble jusque dans les fondements de l’identité marocaine. Il y a quinze ans, la dynamique était telle que les jeunes rentraient. Ils attiraient aussi leurs employeurs, à leur tour tentés par les perspectives et le dynamisme marocains.

Il n’y a qu’un moyen de retrouver un mouvement équivalent: le sérieux de la gestion budgétaire avec le courage politique de mettre sur la place publique les pressions qu’exercent les uns ou les autres pour se tailler des rentes dans la richesse nationale.

 

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