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    L'Edito

    Autodestruction

    Par L'Economiste| Edition N°:2161 Le 30/11/2005 | Partager

    Vous vous souvenez certainement des poulets morts suite à la canicule de 2003 et jetés dans des sacs au bord de la route dans la région de Casablanca.Aujourd’hui bis repetita. Mais cette fois-ci, les «macchabées» gisent par centaines dans une décharge, proche de Bouznika. Les cadavres de poulet forment de véritables montagnes, comme le montrent les photos de notre reportage. C’est un scandale. C’est une honte. C’est épouvantable. C’est encore une fois une nouvelle bombe sanitaire qui vient d’être amorcée. Alors que la psychose de la grippe aviaire terrifie le monde. Qui est responsable? Où sont les autorités? Certaines d’entre elles ont répondu qu’une «enquête doit être ouverte». Et en attendant, que fait-on? De quelle sécurité sanitaire et traçabilité parle-t-on? Avec ou sans grippe aviaire, les bactéries et microbes qui peuvent être mortels, se propagent. Sans avoir suivi de cours de microbiologie, tout le monde sait bien que la décomposition de cadavres d’animaux s’effectue très vite, créant de véritables foyers infectés.Par la suite, l’engrenage est enclenché: des poulets morts attirent chiens et chats errants qui, eux aussi, sont porteurs de parasites. Et dans la décharge en question, de petits enfants habitent et y jouent en toute insouciance, à des milliers de kilomètres de la grippe aviaire et de toute considération scientifique. A des milliers de kilomètres de toute vie saine et digne.Les beaux discours et les beaux costumes doivent aller sur le terrain. La situation est aujourd’hui trop grave. Les responsables de tels actes doivent être identifiés et sanctionnés. Pour que cela ne se reproduise plus.Avec de pareils cas, c’est notre sécurité que nous sommes en train de laisser pourrir. Finalement, nous réalisons notre propre autodestruction. Et l’addition risque d’être très lourde.Meriem OUDGHIRI

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