×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    L'Edito

    Aubaine gâchée

    Par Nadia SALAH| Edition N°:5464 Le 01/03/2019 | Partager
    nadia_salah.jpg

    En Asie, et quelques longues décennies plus tôt en Europe, la «transition démographique» fut une aubaine. En effet, il y a un moment dans la vie des populations où l’on meurt plus tard alors qu’il naît toujours autant d’enfants.

    Automatiquement la population augmente et, 20 ans plus tard, les enfants deviennent de jeunes adultes, prêts à s’investir dans la vie active.

    Le boom des naissances deviendra un boom économique, d’où l’expression «d’aubaine démographique». Pour autant qu’on le sache, cela ne se produit qu’une fois dans l’histoire d’un pays. Ce qui est vraiment sûr, c’est que ce boom n’a jamais manqué de se produire. Sauf dans les pays où les dirigeants ont écrasé, au sens propre, leur population, comme le Cambodge, la Somalie ou le Soudan.

    Ce qu’il y a de bien dans le boom démographique, c’est que ses effets sont totalement prévisibles. Mille bébés de plus en 1978 donnent presque mille jeunes adultes en 1998, lesquels donneront 500 ménages, où naîtront au moins 1.250 bébés.

    En 2018, ces bébés sont à leur tour de jeunes adultes qui s’additionnent aux mille premiers, encore en pleine activité. Nous voilà dans la fameuse «aubaine démographique» qui fait exploser le niveau de vie de tout un pays, accroissant, en même temps, production et consommation.

    A un détail près: une belle instruction et une bonne éducation, comme en Corée du Sud ou au Vietnam que l’Histoire n’a pas gâtés. Séoul était derrière nous, ravagée par une guerre, elle est loin, très loin devant. Le Vietnam? Il arrive à toute vitesse, porté par ses jeunes adultes formés et ses travailleurs expérimentés.

    Il serait injuste de dire que le Maroc n’a rien prévu. A l’indépendance, il n’avait qu’une poignée de diplômés, aujourd’hui, huit millions de jeunes vont à l’école.

    Une école où des démons, particulièrement bêtes, bloquent l’enseignement autant qu’ils le peuvent, en se disputant depuis 60 ans sur la langue de travail.

     

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc