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    L'Edito

    Au ban des Nations?

    Par Nadia SALAH| Edition N°:5190 Le 18/01/2018 | Partager
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    Deux coups en même temps! Les élus viennent de porter deux coups en même temps contre le droit des citoyens à l’accès à l’information. Le premier est ce procès fait à des journalistes pour avoir publié des données sur les Caisses des retraites à l’instigation du président PAMiste de la Chambre des Conseillers avec le soutien du Ministre de la Justice, RNIste.

    Et ce alors que le Luxembourg a remis en liberté les deux lanceurs d’alerte ayant divulgué les mécanismes d’évasion fiscale que propose la principauté. Ce qui est d’un autre acabit et avec d’autres conséquences que des discussions sur les Caisses des retraites au sujet desquelles la Cour des Comptes a déjà rendu public une demi-douzaine de rapports, tous fort sévères.

    Pendant ce temps, les deux Chambres font passer en catimini  la loi dite «d’accès à l’information», domaine où le Maroc est très en retard. Sauf qu’on se demande s’il n’aurait pas été préférable de rester en retard plutôt que d’être mis au ban des Nations modernes, avec une pareille loi.

    Pour dire les choses telles qu’elles sont, c’est une loi d’exclusion des citoyens de ce qui les concerne. Ce texte a été préparé sous le gouvernement Benkirane, mais il porte la marque profonde d’une vision ultra-administrative,  à l’ancienne. C’est d’ailleurs ce qui avait déplu aux USFPéistes qui s’étaient arrangés pour le faire tomber une première fois, sans que, notons-le,  ni le RNI, ni le PJD s’en offusquent. Il faut dire que le projet de loi marocain est en dessous de ce qu’avaient les Tunisiens du temps de Ben Ali. On notera que Tunis a réformé son texte, et ce, notons-le aussi,  avec le soutien  actif de la Banque mondiale et de l’Union européenne.

    Mais ne voilà-t-il pas que le projet est revenu,  tel qu’il était en 2014. Couvert par l’interdiction d’informer, le texte suit le chemin et les citoyens vont se retrouver en dehors du jeu qui les concerne.

     

     

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