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L'Edito

Assurance maladie

Par L'Economiste| Edition N°:5548 Le 03/07/2019 | Partager
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Agence nationale du régime d’assistance médicale», «Instance indépendante pour la gestion du système d’assistance médicale»... Le Maroc tente de faire du rattrapage sur la gouvernance de son système d’assurance maladie. Peu importe l’appellation finale que le parlement retiendra. La question est de savoir si la formule explorée est la bonne. La situation ne peut être pire qu’elle ne l’est déjà. 
On le sait, la régulation aura été un beau loupé sur ce dossier. A la clef une architecture bizarroïde où une agence, l’ANAM (Agence nationale d’assurance maladie), incolore, inodore et sans saveur, s’est retrouvée en même temps gestionnaire et héritière d’un des plus gros morceaux de l’échafaudage, le Ramed. La suite montrera très rapidement que le costume était un peu trop grand avec un système à la dérive.

La révolution du début des années 2000, avec l’avènement de la couverture médicale obligatoire, aurait pourtant dû permettre, moyennant quelques garde-fous, de négocier la transition dans des conditions sereines. Sur le plan technique, la partie solvable de l’architecture, CNSS pour le privé et CNOPS pour le public, a pu s’en sortir sans trop de dégâts. Des régimes qui ont sans doute travaillé à compenser la vacance de la régulation grâce à l’expertise de leurs équipes. Cependant, la bonne étoile des gestionnaires de l’assurance maladie ne peut pas continuer de briller qu’à travers la compétence de ses actuaires qui d’ores et déjà multiplient les premières alertes sur les risques de solvabilité. Pour réduire la menace, encore faut-il verrouiller les montages financiers, responsabiliser les producteurs de soins, principaux déterminants des postes de dépenses. C’est là où le besoin de régulation se fait ressentir, ici plus que pour tout autre risque, dans la mesure où la souveraineté du consommateur ne joue pas. Les vertus de l’assurance santé sont à ce prix.

 

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