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L'Edito

Ascenseur

Par Dr Mohamed BENABID| Edition N°:5597 Le 20/09/2019 | Partager
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La bataille pour le développement humain est un éternel recom­mencement. Celle de l’INDH, sous sa nouvelle formule, vise à dé­ployer un modèle social qui aspire à améliorer les égalités d’opportunité: scolarité, santé maternelle et infantile.

Des sujets où des progrès ont été enre­gistrés, mais pas assez pour transfor­mer l’essai. Du coup, se remobiliser autour de la petite enfance se justifie largement eu égard aux effets écono­miques des programmes de nutrition (voir nos analyses dans le dossier de L’Economiste «20 ans de règne» pu­blié le 29 juillet 2019). Ces initiatives constituent un axe important de la réo­rientation stratégique et l’un des rares chemins de sortie de crise du dévelop­pement humain.

Dans le contexte marocain, la question n’est pas de savoir si le pays peut mobiliser des ressources financières, mais plutôt si l’argent est bien utilisé. Et même s’il souhaitait y investir davantage, en serait-il seu­lement capable?

Le Maroc consacre près de 60 milliards de DH/an, soit 5% de son PIB, aux dépenses de sécu­rité sociale (6% s’il faut y addition­ner les subventions de gaz butane).

C’est déjà beaucoup compte tenu de l’état des ressources disponibles. De surcroît, l’architecture des systèmes distributifs est non seulement restée une éternelle épée de Damoclès pour la santé financière du pays, mais l’un des principaux déterminants des stra­tifications sociales.

Les biais des subventions, qu’il s’agisse de produits de consomma­tion courante ou du pousse-au-crime de l’emploi public par exemple, sont suffisamment identifiés, en ce sens que celles-ci amplifient tant les effets de distorsions économiques et so­ciales que les rentes, pour ne pas être dénoncées.

Et surtout elles n’ont pas assez fait leur preuve, en particulier lorsqu’elles ne sont pas ciblées, d’as­censeur du développement humain. C’est ce réalisme que semble afficher la nouvelle ingénierie de l’INDH. A l’évidence, elle se justifie largement.

 

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