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    Europe

    Zone euro: La BCE se dirige vers une hausse de son taux

    Par L'Economiste | Edition N°:3502 Le 06/04/2011 | Partager
    Il pourrait passer de 1 à 1,25%
    Une close spéciale pour les pays économiquement fragiles

    Jean-Claude Trichet annonce un tour de vis monétaire imminent avec la hausse du taux directeur

    INQUIÈTE du niveau d’inflation de la zone euro, la Banque centrale européenne (BCE) pourrait augmenter son principal taux directeur jeudi. Le contexte international ponctué par la catastrophe au Japon et l’instabilité du monde arabe ont un temps semé le doute dans la décision que la BCE avait déjà annoncé en mars dernier. Jürgen Stark, chef économiste de l’institution, a levé le doute en annonçant qu’il était temps de «normaliser» une politique monétaire «accommodante». Cette normalisation passerait donc dès jeudi, par la hausse du principal taux directeur. Un taux qui stationne aujourd’hui à 1% et ce depuis mai 2009, son niveau historiquement le plus bas.
    Paradoxalement et depuis plusieurs mois, certains pays de la zone euro connaissent de nouveau une bonne croissance. Cette reprise de l’activité menace l’objectif de moyen terme, poursuivi par la BCE, d’une inflation proche mais légèrement inférieur à 2%. Eurostat a enregistré une inflation de 2,6% en mars pour la zone euro, contre 2,4% en février.
    Ces résultats pourraient conforter la décision de la Banque centrale européenne face à la nécessité de moduler l’inflation. Le taux directeur européen pourrait passer de 1 à 1,25%. Cette augmentation de 25 points de base pourrait également être suivie de hausses successives d’ici fin 2011, pouvant porter le taux à 2%.
    La question reste celle des pays les plus fragiles économiquement. Comment vont-ils faire face à cette hausse, même légère du loyer de l’argent? L’Economie allemande pourra tenir le coup. En revanche, cela n’empêchera pas l’augmentation des risques de voir certains pays souffrir d’une longue période de stagnation et de récession.
    La BCE a annoncé une close d’exception vis-à-vis de ces dernières qui pourront bénéficier dans un premier temps, jusqu’en juillet, de mesures exceptionnelles. A savoir, la mise à disposition de liquidités à des taux fixes et pour des montants limités. La semaine dernière, la BCE avait déjà fait un geste supplémentaire pour les banques irlandaises, après l’annonce par Dublin de la volonté de poursuivre la consolidation du secteur bancaire. Les banques irlandaises pourront de fait accéder à des crédits à des conditions moins strictes à l’instar des banques grecques. Les pays qui souffraient déjà, comme l’Irlande, l’Espagne et la Grèce souffriront encore davantage.
    Vraisemblablement, l’institution européenne ne veut plus être freinée par les problèmes budgétaires pour se polariser sur sa fonction qui consiste à éviter tout dérapage de l’inflation. Ce qui justifie sa politique envers la crise grecque, dans laquelle elle refuse d’intervenir, au profit des fonds de secours mis en place par les responsables politiques européens. Une mesure qui doit encore prouver son efficacité.

    Houda SIKAOUI

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