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ZI Mohammédia: Des recettes qui marchent

Par L'Economiste | Edition N°:2287 Le 31/05/2006 | Partager

. Un cahier des charges strict pour s’implanter. Mais les résultats suiventUn cas d’école. C’est le moins que l’on puisse dire de la ZI sud-ouest de Mohammédia. A une vingtaine de kilomètres de la capitale économique, la ville de Mohammédia est mieux lotie. Aucune fermeture d’usine n’y a été enregistrée depuis 5 ans. Dans la liste des entreprises qui y ont élu résidence, des enseignes de renom: Fagor, Steelcase Strafor, Nexans, Pechiney. Des malaisiens SP Kemajuan s’y sont installés (fabrication d’emballage pour les semi-conducteurs pour ST Microélectronics), des turcs N’ka Industrie ont investi le mobilier de cafés, hôtels et restaurants ou encore des espagnols (Medi Pack) dans l’emballage industriel et Accent. Mais le bijou de cette zone reste sans conteste MCI: une société spécialisée dans la fabrication de médicaments pour santé animale pour l’export et le marché local. Même le canadien Bombardier, le leader mondial du design et de fabrication aéronautique est venu prospecter dans la région. Une attractivité qui sera doublée avec la délocalisation de l’aéroport vers Benslimane. Mais qu’est-ce qui explique cet engouement? La zone profite d’atouts indéniables: des donneurs d’ordre de gros calibres comme Samir, l’ONE… qui tirent le site vers le haut et un tissu industriel très diversifié dans la sous-traitance. Mais pas seulement. Mohammédia est une ville industrielle par excellence. Elle dispose d’une main-d’oeuvre locale qualifiée. Sans oublier la proximité avec l’autoroute, l’aéroport, la voie ferroviaire, le littoral ainsi que le port vraquier. Autre atout et non des moindres, son cosmopolitisme. Une communauté internationale et surtout française y est installée depuis le début du siècle dernier.Contrairement à Casablanca, cette nouvelle zone a dès le départ été conçue selon les règles de l’art. Mieux, pour juguler toute dérive ou tentative spéculative, les décideurs ont multiplié les garde-fous. Un cahier des charges strict en est l’expression-phare. De l’avis de Mohammed Azroul, délégué du Commerce et de l’Industrie à Mohammédia, «des clauses de valorisation ont été mises en place, compte tenu de l’injection de fonds publics (Fonds Hassan II)». En effet, en l’an 2000, le Fonds Hassan II a accordé une subvention de 40 millions de DH dans le but de faire baisser les prix d’acquisition des lots de ladite zone. Ces clauses stipulent que l’acquéreur doit déposer le dossier pour l’obtention de l’autorisation de construire dans un délai de 3 mois à partir de la date d’acquisition du terrain. L’investisseur doit réaliser son programme d’investissement dans un délai maximum de 24 mois. Enfin, la Conservation foncière de Mohammédia ne valide pas les contrats qui ne se plient pas aux clauses de valorisation. En cas de non-respect des clauses, l’acquéreur s’expose à des pénalités allant de 3 à 9% de la valeur du lot. A cela s’ajoute l’interdiction de sous-louer, d’aliéner ou de vendre. Une pénalité de 5% est prévue pour toute tentative de spéculation. Mais plus dissuasive, la clause stipulant la saisie du terrain. Une première dans les annales de la gestion des ZI au Maroc: des lots sont en cours de radiation dans la zone en question. Selon les autorités, l’erreur est de croire qu’une fois le lot attribué et enregistré, c’est acquis.


Taux de valorisation

La zone sud-ouest de Mohammédia s’étale sur 117 hectares répartis en deux tranches. La première tranche connaît un taux de valorisation de 57%, dont 79 lots déjà en activité (59 entreprises opérationnelles). En 2001, 5 entreprises seulement étaient en activité. Par secteur d’activité, ce sont les unités spécialisées en chimie-parachimie qui s’accaparent la part du lion (32%) avec 19 unités en activité, elles sont suivies par l’industrie mécanique-métallurgique qui compte 18 unités soit 31%. S’y ajoutent l’agro-alimentaire avec 14%, le textile et cuir (8%), sans oublier les NTI. L’idée de guichet unique y est également pour quelque chose puisque le représentant de l’Agence urbaine se déplace sur les lieux pour délivrer les autorisations.A. R. & K. E. H.

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