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WEF: Le nouveau monde arabe selon Bush

Par L'Economiste | Edition N°:1547 Le 25/06/2003 | Partager

. Washington a détaillé son projet de ZLE arabe . Le duel UE-US se corseFécond en propositions, le WEF, qui s'est tenu du 20 au 23 juin au bord de la mer Morte, a été le socle de nombre de naissances: Arab Business Council (Conseil des affaires arabes), «Conseil des 100 dirigeants«, accord tripartite Jordanie-Israël-Autorité palestinienne (au sujet du plan de sauvetage de la mer Morte).La volonté de réguler la vie politique et économique de la région a été clairement explicitée. Le grand tournant, déjà ébauché par G. W. Bush le 3 juin dernier, sera sûrement la perspective d'une zone de libre-échange US-PO d'ici à 2013. Ouverture des marchés, relance économique, dynamique internationale… Les pays arabes auraient leur place sur la carte économique mondiale. Tout cela, en vue de résoudre la situation politique et asseoir une paix durable dans la région, d'après les Américains. Que n'y avait-on pensé plus tôt! C'est une autre «feuille de route« que proposent les USA. «Nous voulons la paix dans la région, mais il faut qu'elle soit accompagnée d'un développement économique, sinon les peuples (de la région) n'en profiteront pas«, a indiqué, en marge du Forum, le secrétaire d'Etat américain Colin Powell. Mais pour cela, Mashreq et Maghreb devront plus se solliciter, s'unir. Car ce que désire la superpuissance, c'est que la zone de libre-échange soit établie «pas à pas« par un processus graduel. C'est-à-dire que tous les pays qui ont des accords bilatéraux avec les USA soient unis dans le cadre d'un accord régional. Proche-Orient et Afrique du Nord auront à développer leur relation et à stimuler leur compétitivité. Les Etats-Unis sont prêts à débourser 1 milliard de dollars d'aides par an aux pays arabes. Les Américains se sont d'ailleurs empressés d'organiser une réunion en marge du sommet avec les ministres des Affaires étrangères de la Jordanie, du Bahreïn, d'Egypte, de Jordanie, du Maroc, du Sultanat d'Oman, du Qatar, d'Arabie saoudite, de Tunisie, des Emirats arabes unis, du Yémen, de l'Autorité palestinienne, en présence d'Amr Moussa, secrétaire général de la Ligue arabe. Et c'est en véritable marqueteur que Robert Zoellick, représentant américain pour le commerce, a exhorté les pays arabes à «saisir l'occasion« fournie par l'initiative du président Bush. L'argument exploité: la Jordanie. Zoellick a rappelé que la Jordanie, en accord d'association avec les Etats-Unis depuis 2000, a pratiquement multiplié par 13 ses exportations.Mais attention! pour bénéficier de cette «opportunité«, il faut remplir des conditions! L'offre est limitée «aux pays pacifiques dans la région«. En d'autres termes, la Syrie, la Libye et le Soudan sont d'office exclus. Le Maroc, lui, est dans la course. Zoellick a affirmé que Washington avait l'espoir de conclure des négociations sur un accord de libre-échange avec le Maroc d'ici fin de l'année. Le Royaume d'ailleurs tient la «route«. Il a de meilleures notes chez Moody's, il est toujours aussi charmeur de touristes (malgré le choc des attentats), et c'est un grand ami de l'UE. Il sera même très bientôt (2012) en pleine zone de libre-échange avec dame Europe (qui elle-même s'élargit). Donc, double donne pour ces pays comme le Maroc. L'UE et les USA sont déterminés tous deux à être au chevet du monde arabe pour le «sauver« du marasme politico-économique dans lequel il patauge. L'UE a depuis longtemps entamé le processus de création d'une zone franche euro-méditerranéenne pour 2010. Pascal Lamy, commissaire européen chargé du Commerce, n'a pas omis de rappeler que, de toute façon, l'UE travaillait depuis une quinzaine d'années pour la création de la zone franche Euromed. Et que l'incidence commerciale du projet sur l'Europe serait minime. «Si les Américains ouvrent davantage leur marché à ces pays, c'est une bonne nouvelle (…). Dès lors que nous sommes, si je puis dire, les premiers, aucun problème…«, a clairement annoncé Pascal Lamy. Ces propos rappellent en quelque sorte ceux du responsable français, François Loos, qui avait conseillé au Maroc de choisir son partenaire. Louant les autres avantages concurrentiels de l'Europe, Lamy renchérit: «De toute façon pour des raisons géographiques, culturelles et historiques, le marché européen reste le premier marché de ces pays, la première grosse zone à potentiel de consommation sans coût de transport élevé«. L'UE est déterminée à jouer un rôle crucial dans le développement de la région. L'Union compte accorder à l'Irak, dès qu'il sera doté «d'autorités légitimes«, un traitement commercial préférentiel.Les contours d'un nouvel ordre mondial se précisent. La concurrence des deux grands blocs s'accentue. Et entre les deux, une région complètement instable et martyrisée depuis des décennies. A espérer que les intérêts des uns et des autres serviront réellement ces pays en voie de développement et en mal de paix. D'ailleurs, il y a fort à parier que la compatibilité des 2 visions US-UE sera à l'ordre du jour dans nombre de pays (cf. www.leconomiste. com).Mouna KADIRIhttp://www.weforum.org/annualmeeting«>Cliquez ici pour consulter le site du World Economic Forum

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