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Courrier des Lecteurs

Wafabourse, optimiste, décortique la baisse subie par la Bourse de Casablanca

Par L'Economiste | Edition N°:471 Le 25/03/1999 | Partager

· La liquidité irrégulière du marché la sanctionne

· La vente délibérée de blocs avec des décotes importantes sème la panique

· Les petites capitalisations à prendre désormais en considération


Les analystes de Wafabourse restent optimistes. La crise que traverse la Bourse de Casablanca ces dernières semaines ne semble pas les inquiéter pour autant. Dans une analyse de la situation, ils soutiennent que la «performance attendue pour l'année en cours pourrait atteindre les 15%, hors nouvelles introductions». Contrairement à ce que pensent la plupart des professionnels de la place, les pertes engrangées lors de la «semaine noire» du 8 au 12 mars (-5,59%) ne devraient pas avoir d'impact notoire. Il est toutefois précisé que «le redressement du marché des actions sera probablement lent», un comportement lié directement à l'attitude défensive des investisseurs malgré l'attrait des niveaux de cours.

Marché correctement évalué


Deux éléments majeurs conduisent la société de bourse à maintenir ses prévisions pour l'année. Viennent en premier lieu les perspectives bénéficiaires des entreprises cotées. Même révisés à la baisse, «les bénéfices des sociétés cotées en 1999 devraient malgré tout enregistrer en moyenne une croissance à deux chiffres d'ici l'an 2000». Partant de là, les analystes de Wafabourse estiment que le marché est correctement évalué aux cours actuels.
Le second pilier des projections est le déséquilibre structurel existant entre l'offre et la demande de titres sur le marché. Un déséquilibre d'autant plus accentué que la place souffre d'un manque de placements alternatifs attrayants. Quant aux causes de cette baisse subite et ferme qui a effacé les gains enregistrés depuis près d'un an, Wafabourse les voit d'abord dans la liquidité irrégulière du marché. Seulement 40% des sociétés cotées possèdent un taux de liquidité supérieur à la moyenne (taux quotidien de 0,13%). Il a été remarqué que depuis le début de l'année la liquidité des valeurs cotées a changé de physionomie: le taux moyen est resté inchangé mais les valeurs les plus liquides en 1998 ont cédé la place à des titres qui avaient jusque-là des taux relativement moyens. De plus, pendant la période étudiée (8-12 mars), plusieurs contre-performances ont été réalisées sur des opérations de faible volume. A noter que la volatilité est révélatrice du risque que présente la valeur par rapport au marché.

Par ailleurs, une analyse des bêtas de l'ensemble des sociétés fait ressortir que le marché boursier marocain présente un risque relativement faible. «En 1998, sur les 53 sociétés cotées, seules 13 ont un risque de fluctuation de leurs cours plus important que le marché», relève l'étude. En termes de variation et de volumes, les baisses les plus significatives concernent les valeurs BMCE, SNI, ONA et Wafabank. La volatilité de ces entreprises avait tendance à augmenter depuis le début de l'année. Plus liquides et plus volatiles, ce sont ces mêmes valeurs qui ont le plus influencé la performance de la semaine étudiée.
Au-delà de l'analyse technique, Wafabourse relie le comportement du marché à un certain nombre de faits qui ont précédé la baisse. Il y a eu d'abord une augmentation trop rapide du marché durant le mois de janvier. Une correction était donc inévitable, mais pas de la même ampleur. La déception des investisseurs quant aux résultats publiés est également à tenir en compte. «Cette déception a rendu le marché nerveux au point que la moindre mauvaise nouvelle sur un titre pouvait contaminer l'ensemble». A tout cela s'ajoute la vente délibérée de blocs de taille avec des décotes importantes. Ce dernier élément a eu pour effet de créer un mouvement de panique «au sein des investisseurs étrangers et des épargnants».


Quelle stratégie adopter?


Pour le moment, et vu que la baisse persiste sur le marché, Wafabourse conseille la prudence comme stratégie d'investissement. Les investisseurs devront désormais être plus que jamais soucieux d'identifier les titres sous-évalués. A ne pas écarter cependant les petites capitalisations, particulièrement celles offrant une bonne visibilité. La société de bourse souligne néanmoins que la pondération de ces titres dans les portefeuilles doit rester réduite compte tenu de leur manque de liquidité.

Hanaâ FOULANI

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