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    Voyage au cœur de l’empire Emaar
    30 mois en moyenne pour livrer un site
    Entretien avec Yves Delmar, CEO Emaar Maroc

    Par L'Economiste | Edition N°:2770 Le 06/05/2008 | Partager

    Le groupe émirati Emaar a lancé plusieurs chantiers de développement au Maroc d’une valeur de 56 milliards de DH. Saphira à Rabat, Tinja à Tanger et Oukaimeden… sont les sites phares conçus pour répondre à des besoins urbanistiques, résidentiels de haut standing et touristiques. Yves Delmar, le président du groupe au Maroc, livre plus de détails sur les projets. - L’Economiste: Quel est l’état d’avancement de vos projets au Maroc?- Yves Delmar: Au-delà de la dimension économique, le Maroc a une importance capitale chez Emaar. Le groupe compte y investir plus de 5,3 milliards de dollars. Pour le cas de Tinja, les travaux sont en cours pour la construction de la première phase du projet. Le master plan a été approuvé par Emaar et par les autorités marocaines. Entre-temps, des études d’impact ont été menées et présentées au gouvernement. Dans son ensemble, ce projet se fera sur plusieurs phases. Nous avons un délai de 30 mois en moyenne pour réaliser la plus grande partie liée au développement de l’ensemble. - L’on parle depuis quelques mois de retards à Rabat au site Saphira …- Sur Saphira, les premiers travaux d’excavation sont déjà lancés. Nous sommes actuellement en train de valider le phasage du projet avec les autorités locales. Il ne faut pas perdre de vue que ce site est immense. Il s’étale sur 11 kilomètres. C’est pourquoi nous avons entrepris de développer différents sites tout au long des 11 km avec une offre assez diversifiée aussi bien dans le produit que dans le timing de sa réalisation.- Justement, en quoi consistera l’offre globale de votre site de Rabat. Auriez-vous des problèmes liés à l’expropriation?- Nous n’avons pas de problèmes liés à l’expropriation. Et si c’était le cas, ce n’est pas de notre ressort d’exproprier. Pour Saphira, ce sera un ensemble de réalisations dans le résidentiel. Des appartements de haut standing principalement. Notre souhait au niveau du groupe est d’offrir le maximum de mixité, tant au niveau de l’usage et donc de l’offre que de la qualité. Concrètement, nous avons entrepris de lancer des packages à Saphira qui vont du moyen au moyen-haut, jusqua’au plus haut standing. Compte tenu qu’une bonne partie du foncier de notre site appartenait au Domaine ou à l’Armée, nous avons décidé de mettre à la disposition des habitants de cette zone des terrains pour leur relogement.- Comptez-vous lancer un hôtel prestigieux à Marrakech signé Armani?- En effet, nous avons lancé des études pour la construction d’un hôtel Armani à Marrakech. Il sera basé sur notre site d’Amelkis III. Aujourd’hui, ce projet se confirme. C’est une intention ferme que Emaar compte matérialiser dans le court terme. En tout cas, la décision de lancer les travaux a été prise. Le chantier de cet hôtel sera lancé dans 2 à 3 mois. Emaar a décidé, en collaboration avec Giorgio Armani SpA, de construire et gérer 10 hôtels et stations touristiques dans le monde. Outre l’hôtel Armani de Burj Dubaï, les autres unités seront établies à Marrakech, Milan, Londres, New York, Tokyo, Shanghai… - Votre stratégie de diversification repose sur l’éducation et la santé. Quel type d’investissement comptez -vous lancer dans ces domaines au Maroc?- Nous avons opté pour plusieurs sites au Maroc. Outre cette diversification géographique, nous revendiquons une autre diversification par segments. Sur ce point, nous sommes en train d’évaluer et apprécier les besoins du marché marocain pour pouvoir lancer des projets liés à des écoles, des hôpitaux ou encore des centres commerciaux et autres malls de shopping de standard international. Nous avons déjà identifié et réservé un site sur le projet Saphira. Il devra accueillir une ou deux écoles. Un autre site devra abriter une école à Tinja.  - Comment Emaar redéploie le concept des «Communities»?- Il s’agit d’une formule qui répond à des besoins bien précis, à des exigences en espaces de vie de haute qualité, en diversification et en un nouveau style de vie. C’est ce que nous appelons à Emaar Master Planned Communities. Une formule qui s’adapte aux nouveaux styles de vie et qui crée un nouveau mode en communauté, de nouveaux codes urbanistiques avec une diversification de tous les services et loisirs nécessaires. Cela va du résidentiel au loisir, à l’éducation, la santé, le shopping et les infrastructures. Tout est lié.


    Mégaprojets: Le souci du plus grand, du plus haut…

    De par ses nouvelles réalisations à Dubaï, Emaar se distingue par le souci de surdimentionner ses projets: Bourj Dubaï est le plus haut gratte-ciel au monde, Dubaï Mall équivaut à 50 stades de foot réunis et est le plus grand shopping-center au monde, les marinas, les golfs… Ce sont là autant d’exemples monumentaux qui résument la vision du constructeur-aménageur. «Si nos projets sont ambitieux, c’est parce qu’ils sont censés traduire l’image d’expansion et de développement d’un grand groupe», résume Delmar. Mais, renchérit-il, au-delà de la symbolique «il y a aussi des idées rationnelles derrière» ces mégaprojets. Propos recueillis à Dubaï par Amin RBOUB

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