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Visite technique
Pour en finir avec la complaisance

Par L'Economiste | Edition N°:2274 Le 12/05/2006 | Partager

. Un nouveau cahier des charges et un appel d’offres imminent. Il va falloir accepter de payer un peu plus cher pour un service effectifLe chantier en matière de contrôle technique est titanesque car cette prestation aujourd’hui est tout, sauf professionnelle. Non seulement, l’offre est quantitativement déficitaire, qualitativement, c’est presque zéro. Si la visite technique devrait s’opérer dans les règles de l’art, les centres actuels ne seraient pas en mesure de contrôler plus du quart du parc automobile. On est dans le règne de la complaisance totale, reconnaissent les responsables. Dans la majorité des cas, le certificat de conformité est délivré sans que le véhicule ait fait l’objet de la moindre vérification. On est au point mort et la situation est telle que l’audit réalisé en juillet 2005 avait conclu à la non-conformité de la totalité des 176 centres de visite technique aux prescriptions réglementaires contenues dans le cahier des charges. Dans l’urgence, le ministère des Transports avait tapé du poing sur la table en ordonnant la fermeture immédiate de 35 d’entre eux. Mais il n’est pas sûr que cette mesure ait été suivie d’effet car rien ne prouve que ces prestataires avaient effectivement fermé. Le reste avait jusqu’au 31 décembre 2005 pour se mettre en phase avec la réglementation, délai prorogé d’un mois. Selon une première évaluation de l’autorité de tutelle, 60% des centres ont obtempéré. Ceux qui n’ont pas procédé à la mise en conformité sont théoriquement fermés et ont jusqu’au 30 juin prochain pour s’exécuter, confie Abdellah Ezzaim, directeur du Centre national d’essais et d’homologation.En attendant, la responsabilité individuelle de la personne qui a réalisé la visite technique est engagée en cas d’accident grave impliquant le véhicule contrôlé par ses soins. Les pouvoirs publics espèrent ainsi dissuader ou, du moins, limiter l’émission d’attestations de complaisance.Il reste que le tableau n’a pas fondamentalement changé. Pas besoin d’être un spécialiste pour se rendre compte que le gros du parc d’autocars et des grands taxis, qui exploite le transport public des voyageurs interurbain et à bord desquels se déplace une large frange de la population, n’est pas objectivement en état de circuler dans des conditions de sécurité. Tout ce monde pourtant arrive à décrocher un certificat de visite technique qui se négocie autour de 200 dirhams. Malgré une valeur intrinsèque nulle, tous les acteurs continuent de baigner dans l’hypocrisie. Les automobilistes opposent ce document aux tiers, contrôleurs ou compagnies d’assurance sans qu’il ne soit le moins du monde remis en cause. Mais les choses sont en train d’évoluer, en tout cas du côté des assureurs. Certains dans la profession envisagent d’imposer une contre-visite systématique aux automobilistes auprès d’un réseau de centres préalablement agréés avant toute souscription d’une police d’assurance.Dans la stratégie gouvernementale de lutte contre l’insécurité routière, l’assainissement du contrôle technique est un maillon important. Le futur cahier des charges est en cours de révision. Sa finalisation est une question de semaines, voire de jours, confirme le directeur du Centre d’essais et d’homologation. L’économie générale de cette réforme est de crédibiliser la visite technique d’une demande théorique de 2 millions de véhicules, en ouvrant le marché aux majors mondiales de manière à tirer tout le secteur vers le haut. Au ministère des Transports, on a conscience de l’impossibilité de moderniser le contrôle technique et de faire venir les grands prestataires internationaux au Maroc sans revalorisation tarifaire. Celle-ci viendra en annexe du futur cahier des charges.


Les adjudicataires cet été

Les quatre plus grands groupes spécialisés dans la visite technique sont positionnés sur le marché marocain et n’attendent que l’appel d’offres. Il s’agit de SGS (suisse) déjà présent au Maroc via le contrôle douanier, des allemands TUV Sud et TUV Renan et du français Decra. Dans leur modèle économique, il semble qu’ils envisagent de se déployer en réseau à travers une politique de franchise de manière à couvrir l’intégralité du territoire. Le lancement de l’appel d’offres est imminent, promet le directeur du Centre national d’essais et d’homologation. Selon les prévisions du ministère de l’Equipement et du Transport, les deux adjudicataires retenus devraient être connus cet été. Abashi SHAMAMBA

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