×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Economie

Vision 2010: Et si le rythme s’accélérait?

Par L'Economiste | Edition N°:2291 Le 05/06/2006 | Partager

. Plan Azur: Plus que «Plages blanches» à concéder. Open sky avec l’UE opérationnel en 2006. Des résultats palpables et 5,8 millions d’arrivéesBien que largement avancé sur plusieurs aspects de la Vision 2010, le Maroc n’est pas encore au bout de ses peines. Les chantiers, nombreux, lancés au lendemain de l’adoption de l’accord-cadre (cf. www.leconomiste.com), sont en cours de réalisation. Et le ministre du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Economie sociale, Adil Douiri, continue d’effectuer des tournées pour présenter la «Vision 2010» et l’état d’avancement de chacune des six stations. C’était à nouveau le cas, vendredi 2 juin, devant les membres de la Chambre de commerce britannique. Pour la table-ronde de ce mois, devenue un rituel de la Chambre, le thème choisi concernait le secteur du tourisme. Pure coïncidence? Les Anglais, qui boudaient encore la destination il y a moins de deux années, semblent redécouvrir et apprécier le Maroc. En 2005, les arrivées de touristes britanniques ont enregistré des progressions notables. L’offensive marketing à Londres aurait donc déjà porté ses fruits. Mais ce n’est pas tout. Intéresser les investisseurs potentiels au secteur serait encore plus appréciable. C’est probablement aussi pour cette raison que les initiateurs de la rencontre ont choisi le tourisme comme sujet principal. Après avoir vanté la destination, mis en exergue ses richesses civilisationnelles -les Britanniques sont férus de tourisme culturel-, loué l’ouverture du Maroc et sa tolérance, Adil Douiri a tenu à expliquer la «philosophie» de la stratégie touristique. Le Maroc a lancé 6 grands chantiers, chacun d’entre eux disposant d’objectifs précis. Produit, formation, aérien, marketing, environnement et organisation: chaque volet devra, à l’horizon 2010, aboutir à la réalisation de capacités suffisantes pour accueillir les 10 millions de touristes escomptés (5,8 millions en 2005). Côté stations concédées, le Maroc a obtenu de bons résultats malgré de périlleuses péripéties pour Taghazout qui vient d’être concédée en mai dernier au groupe américain Colony. Il ne reste plus qu’une seule station, celle de «Plages blanches», située du côté de Guelmim. Toujours pas de preneur et un appel d’offres avorté. Un nouvel appel d’offres devrait être lancé cette année. Le plan Mada’In, consacré aux PDRT (plan de développement touristique régional) est aussi sur la bonne voie, selon Douiri, preuve également que le partenariat public/privé fonctionne bien. C’est Fès qui a été la première destination à bénéficier d’un programme de la sorte (il s’agit d’un financement des communes et de la ville auquel s’associe des opérateurs privés). Les études pour Tanger, Tétouan/M’diq, Ouarzazate/Zagora et Agadir sont en cours. L’avantage d’une telle démarche, selon le ministre: l’existence d’une visibilité et d’un plan de développement pour chacune des destinations. L’investissement hôtelier est par contre à la traîne. Le pays a besoin d’opérer une deuxième rupture, après celle de 2001 qui a permis de passer à un rythme d’environ 7.500 lits additionnels annuellement. Pour atteindre ses objectifs, le Maroc doit doubler le rythme de création des nouvelles capacités pour les faire ainsi passer à 15.000 lits par an. L’aérien suit bien. Avec 52 fréquences point-à-point supplémentaires et l’arrivée de nombreuses nouvelles compagnies comme Easy Jet, Ryanair, il ne devrait pas y avoir beaucoup de souci à se faire sur ce marché. Pas de souci non plus dans le domaine de la promotion. Avec les efforts consentis par l’Etat (300 millions de dirhams sur trois ans alloués à l’Office du tourisme) et l’association de grands tour-opérateurs dans le domaine de la distribution, il n’y aurait pas de «raison valable» pour que la Vision 2010 ne soit pas une réussite. C’est du moins ce qu’espèrent les opérateurs qui restent, dans leur majorité, convaincus que le Maroc a d’énormes atouts pour rivaliser avec les destinations classiquement considérées comme destinations fétiches. Amale DAOUD

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc