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Videz les silos...

Par L'Economiste | Edition N°:507 Le 14/05/1999 | Partager

· Le Maroc s'apprête à importer de grosses quantités de blé en raison de la sécheresse

· Le blé indien qui est stocké depuis plus de deux ans dans les silos casablancais doit vider les lieux


Sécheresse oblige, le Ministère de l'Agriculture a demandé l'exécution de la décision de justice à l'encontre des Etablissements Benzidia. Le blé qui se trouve au Port de Casablanca depuis plus de deux ans doit être réexporté. Les silos doivent être libérés. En mai 1996, les Etablissements Benzidia et Kraimi avaient importé du blé en provenance de l'Inde qui avait été jugé contaminé. Le second importateur avait procédé à la réexportation d'une partie de la cargaison après son adjudication suite à un appel d'offres international et incinéré le reste. En revanche, pour l'importation des 21.000 tonnes des Etablissements Benzidia, elle devait commencer un long marathon judiciaire à coups d'expertises et contre-expertises. Résultat: près de 18.000 tonnes de blé se trouvent encore dans les silos casablancais. Sur une période aussi longue, c'est environ un tiers de la capacité des silos de Casablanca qui est mobilisé. Sa capacité annuelle est en effet de 1,4 million de tonnes. Sachant que chaque cargaison transite en moyenne une dizaine de jours, le nombre de rotation possible peut aller donc jusqu'à environ 35 par an. "Ce qui fait l'équivalent près de 648.000 tonnes durant l'année qui transite à ce niveau", selon les experts de l'ODEP.

A l'origine du conflit, la présence de germe: un champignon dangereux, le "Tilletia Indica". Pour les responsables du Ministère, il est suffisamment dangereux pour ordonner la réexportation de la cargaison, car même l'incinération pose des problèmes en raison des risques de perte et de contamination sur le trajet lors du transport. Pour les Etablissements Benzidia, ce blé ne présente aucun risque. Actuellement, le blé est stocké dans les silos appartenant à l'Office National Interprofessionnel des Céréales et Légumineuses (ONICL). Le gros hic est que les frais de stockage commencent à peser. Ils s'élèvent à 30 millions de DH. Qui va les payer? Sans compter les frais de réexportation, l'importateur en dépit de la décision de justice se considère comme une victime puisqu'un rapport d'une contre-expertise d'experts internationaux avait indiqué que le blé "pouvait être transformé sans danger pour le consommateur et les cultures".
Sa position est toujours la même. De son côté, le Ministère reste ferme. La justice a tranché, il faut libérer les silos.

Fatima MOSSADEQ

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