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    Vidéotex: des minitels bientôt installés dans 24 établissements universitaires

    Par L'Economiste | Edition N°:24 Le 09/04/1992 | Partager

    Le projet "Vidéotex et francophonie" vise à développer au Maroc la diffusion et la transmission de l'information scientifique et technique en langue française au moyen de la télématique. L'objectif assigné est de doter le pays d'un réseau vidéotex, performant, aux normes françaises.

    LE projet Vidéotex offre ainsi à des centres de recherche, universités, bibliothèques, écoles d'ingénieurs et instituts techniques, au total 24 établissements au Maroc, la possibilité d'accéder à des banques de données scientifiques et techniques françaises. La France souhaite ainsi diffuser le minitel en tant que principal véhicule d'information.
    En fait "souvent les pays francophones du Sud éprouvent certaines difficultés pour acquérir l'information scientifique et technique qui revient très cher, demande un temps de recherche relativement long, et qui est parfois indisponible sur le marché local" affirme Denis Fourneau attaché de coopération technique à l'ambassade de France. L'idée de base est donc d'offrir un "outil conviviale" permettant d'accéder à une série de données et d'informations hébergées sur des serveurs en France.
    Le projet repose sur un matériel composé essentiellement d'un minitel (écran et clavier), d'un lecteur de cartes (cartes magnétiques rechargeables) et d'une imprimante (permettant d'imprimer l'information recherchée). L'utilisateur du minitel peut disposer d'une série d'informations grâce à la connexion du système avec des bases de données en France. Le coût du projet "vidéotex et francophonie" au Maroc est estimé à environ 2 millions de Francs Français et comprend l'acquisition du matériel et son installation, et la formation du personnel.

    Prix d'une communication locale

    La formation a été assurée en 1990 pendant 15 jours au profit d'une trentaine de responsables et bibliothécaires. Son coût s'élève à 100 mille Francs Français par semaine et intègre une autre formation ou recyclage qui sera assurée en Avril 1992. C'est une formation à l'usage "qui consiste à apprendre simplement à utiliser le minitel".
    La consultation d'une information dans le cadre du projet coûte tout juste le prix d'une communication locale "et ce, pour obtenir une information en France". Le projet permet l'accès gratuit à diverses banques de données scientifiques françaises. La réalisation matérielle et financière de ce projet est assurée par l'AUPELF (Association des Universités Partiellement ou Entièrement de Langue Française). L'utilisateur du minitel paie juste le prix d'une communication locale pour accéder au système vidéotex marocain. L'accès aux bases de données françaises est pris en charge par l'AUPELF. Le projet offre 1.000 heures de connexion gratuite pour le Maroc. Il est à noter que le budget de l'AUPELF est financé essentiellement par le Canada et la France.
    Le projet "Vidéotex et francophonie" est déjà réalisé au Sénégal, Egypte, Madagascar et la Côte d'Ivoire. Il est en cours d'implantation dans de nombreux pays africains francophones tels le Gabon et la Tunisie. Le projet est né d'une proposition du président de l'Etat français lors du sommet de la Francophonie en 1987. La France pays avancé dans les domaines de la télématique souhaite divulguer son savoir aux Etats francophones.
    Le vidéotex est un service permettant aux utilisateurs de minitels ou d'équipements compatibles, connectés au réseau téléphonique, d'accéder à des bases de données hébergées par des centres serveurs télématiques situés au Maroc et à l'étranger. Le réseau vidéotex actuel est constitué de quatre points d'accès vidéotex situés dans les villes de Rabat, Casablanca, Fès et Marrakech. Une fois le réseau de transmissions de données installés, les points d'accès vidéotex et les serveurs seront raccordés à ce dernier.
    Le réseau actuellement opérationnel dénommé "Vidéotex Réseau Marocain" a été inauguré en Mars 1990. La société France câble et Radio (filiale du groupe France Télécom) s'est chargée d'implanter l'infrastructure technique permettant la consultation des banques de données Françaises.
    Pour installer un minitel, il suffit de posséder une ligne téléphonique, et disposer d'une prise téléphonique en T, modèle français largement répandu au Maroc. Le minitel se compose d'un écran, d'un clavier intégré et de deux fils l'un pour le branchement électrique, l'autre pour le branchement téléphonique. Son installation est simple et consiste dans un branchement électrique et un branchement téléphonique.
    Pour se connecter au réseau Vidéotex marocain il suffit de composer un numéro d'appel du point d'accès Vidéotex. A partir de ce moment, l'utilisateur peut avoir accès à un ensemble de données scientifiques et techniques, en suivant les instructions données par l'écran.
    Un certain nombre de services sont offerts: des services nationaux, notamment "industel" du Ministère du Commerce et de l'Industrie et "ONPT" de Maroc Télécom, des services français en accès direct, des services français payants et des services français gratuits.
    Concernant les services nationaux, leur coût équivaut au prix d'une communication téléphonique.
    Le but est de lancer le réseau Vidéotex et de promouvoir les services nationaux. Pour les autres services français le tarif de l'utilisation du réseau est de 250DH l'heure (Prix 1990). Pour les services payants, le coût est de 250DH en plus du tarif du service rendu.

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