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Politique

USFP: L’absorption du PSD consommée

Par L'Economiste | Edition N°:2199 Le 24/01/2006 | Partager

. Pour El Yazghi, c’est la renaissance de l’USFP. Un référendum sur la formule d’autonomie pour le Sahara. Une commission conjointe avec l’Istiqlal L’INTÉGRATION du PSD est définitivement consommée. C’est une réunion extraordinaire du conseil national, tenue samedi dernier à Rabat, qui a validé l’opération. Ainsi, trois de ses militants entrent au bureau politique de l’USFP. Il s’agit de Latifa Jbabdi, Aissa Ouardighi et Mohamed Lahbib Talbi. Ils sont donc 26 à siéger dans cette instance. 73 autres regagnent le conseil national dont le nombre des membres s’élève à 379. Pour Mohamed El Yazghi, premier secrétaire du parti, cette opération s’apparente à une nouvelle naissance du parti. En tout cas, cela exprime bien la volonté du parti de s’ouvrir sur les forces de gauche. «L’USFP est la maison des socialistes, capable de les rassembler», dira El Yazghi lors une conférence de presse donnée hier au siège du parti. Il a saisi cette opportunité pour réitérer son appel à toutes les composantes politiques de gauche à dépasser leurs divergences du passé pour s’inscrire dans une vision d’avenir et rejoindre les rangs de l’USFP. Avec l’Istiqlal, les choses se présentent autrement. A l’occasion du conseil national, les alliances stratégiques avec ce parti et la décision de redynamiser la Koutla ont été rappelées. Dans le sillage de l’ouverture prônée, le parti a facilité les modalités d’adhésion lors du 7e congrès. Des parlementaires et des conseillers communaux ont rejoint les rangs de l’USFP. Certains viennent d’autres horizons que la gauche comme l’UC. En tout cas, pour l’USFP, la carte politique est une véritable mosaïque qui ne permet pas d’aller dans le sens de pôles forts, en mesure de porter une alternance vers une démocratie plus poussée. C’est pour cela qu’il est impératif d’œuvrer dans le sens de coalitions permettant la formation d’un gouvernement homogène.Pour le ministre de l’Aménagement du territoire, toutes ces démarches s’inscrivent dans le cadre des préparatifs des échéances de 2007. Questions du mode de scrutin, découpage administratif..., l’USFP n’est pas encore fixée. Le 7e congrès a défini les grandes lignes à suivre, et laissé les détails aux instances du parti. Une commission, composée de l’USFP et de l’Istiqlal, travaille sur trois dossiers: les réformes constitutionnelles, le code électoral et l’autonomie au Sahara. «Nous serons prêts le moment venu», a précisé le premier secrétaire de l’USFP. El Yazghi est revenu sur la question du Sahara marocain et sa conception de l’autonomie dans le cadre de la souveraineté marocaine. Pour lui, il est impératif d’organiser un référendum pour que le peuple marocain se prononce sur la formule retenue. Les expériences en matière d’autonomie sont nombreuses. En tout cas, sur ce dossier, le Souverain ne manquera pas de consulter les partis politiques, a martelé le premier secrétaire de l’USFP. «Nous avons préparé notre dossier», précise-t-il. Le dossier traîne depuis près de 30 ans et ce n’est pas en une année que le problème sera résolu, avait précisé l’envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU. Ce qui fait dire à El Yazghi que la communauté internationale n’imposera au Maroc aucune solution. Le prochain rendez-vous est fixé en avril à New York. A cette occasion Rabat présentera sa proposition.Rappelons que l’ordre du jour de la réunion ordinaire du conseil national dimanche comportait également le bilan de l’action des ministres de l’USFP. L’assistance a critiqué le travail des ministres et fait des propositions pour l’améliorer. Cela se répercutera également sur l’action de l’équipe au gouvernement. El Yazghi n’a pas voulu aller plus loin.Cependant, cette opération d’intégration du PSD ne suscite pas une totale unanimité. Certains militants de l’USFP ne comprennent pas «les calculs de l’état-major de leur parti qui a décidé d’accorder trois sièges à un petit parti alors que dans ses rangs, des jeunes jouent des coudes pour prendre des responsabilités». Certains ont décidé de claquer la porte. C’est le cas de Abdelkrim Benatiq, ancien ministre et membre du conseil national, qui a annoncé la création d’un parti. Dans cette aventure, il risque d’entraîner nombre de militants de l’USFP qui, las d’attendre, ne manqueront pas de franchir le pas. En définitive, on ne sait pas si l’USFP sortira gagnante de par cette opération. D’un côté, le parti recrute des membres de l’ex-PSD et d’autres venant d’horizons divers. De l’autre côté, il perd des militants ayant fait leurs armes en son sein.


Nette progression

L’USFP s’enrichit. Elle se dote d’un nouveau siège, situé à Hay Ryad, à Rabat. Le coût de ce nouveau bâtiment moderne et intelligent s’élève à 20 millions de DH. Après un premier local situé à Bab El Had, le parti avait déménagé aux Orangers avant d’atterrir à l’Agdal. La progression est certaine.Mohamed CHAOUI

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