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Economie

Urbanisme: Une nouvelle expérience

Par L'Economiste | Edition N°:2349 Le 29/08/2006 | Partager

. Un développement spatial linéaire . Tourisme, pêche et commerce, base économique de la villeLa commune de M’diq est avant tout à vocation touristique. Car bénéficiant d’une belle plage et d’un site particulièrement pittoresque où l’on trouve à la fois forêt, montagne et plage. M’diq doit son développement à son port dont la réalisation remonte aux années 70. A sa situation géographique aussi à mi-chemin entre Ceuta et Tétouan. La ville est un lieu de passage obligé pour les visiteurs en partance du Maroc ou en provenance de l’Europe. Sa renommée lui vient aussi de ses nombreux équipements touristiques parmi les premiers réalisés sur le littoral méditerranéen marocain. La commune compte actuellement une population d’environ 36.000 habitants, selon le dernier recensement. Le nombre de ménages est de 7.520, avec une moyenne de 6 personnes par ménage. Le périmètre urbain de la ville s’étend sur une superficie de 480 ha dont 153 sont urbanisés. Vu la contrainte topographique qui limite son extension à l’Ouest, M’diq connaît un développement spatial linéaire le long de la route principale. Un développement qui s’articule en trois bandes parallèles à partir du front de mer vers l’intérieur du pays. La première bande englobe les aménagements du littoral (port, villages de vacances touristiques, hôtels...). Elle intègre aussi l’ancien noyau qui correspond à l’actuel centre-ville où sont concentrés la majorité des commerces et services urbains. L’habitat dans cette première bande est en majorité réglementaire. Il regroupe l’habitat économique, quelques villas et des immeubles. La deuxième bande abrite les nouveaux lotissements (Al Bahr, Alyoumn) et quelques équipements (collèges, terrain de football, station d’épuration...). Cette zone d’extension se prolonge le long de la route vers Fnideq avec le projet du lotissement d’habitat «Sedetcor» qui est en cours de réalisation. La troisième bande est, quant à elle, constituée essentiellement de quartiers non réglementaires qui sont en cours de restructuration et qui prennent la forme de tissus compacts (quartiers Dradeb et Istiqlal). D’autres, situés dans les collines, se caractérisent par une grande dispersion des constructions (quartier Sakka). Le tourisme, la pêche et le commerce sont les principales branches d’activité sur lesquelles repose la base économique de M’diq. Grâce à sa situation privilégiée, la ville jouit d’un climat favorable au développement de l’activité touristique. Les infrastructures touristiques sont nombreuses avec des hôtels cinq étoiles (Sofitel), un quatre étoiles B (Kabila), des villages de vacances et des résidences touristiques. Cependant, ces installations souffrent de la saisonnalité. En effet, 80% de la capacité fonctionne, tout au plus, pendant une durée de quatre mois. La faible animation en dehors de la saison estivale est l’une des principales contraintes. Les autorités locales pensent valoriser d’autres potentialités que le balnéaire.La pêche est une autre branche d’activité qui occupe environ 21% de la population active de M’diq. Le secteur génère des recettes importantes pour les chalutiers, les senneurs, les palangriers et les 400 barques de pêche. L’activité pêche constitue au niveau local un pôle économique d’une importance capitale de par le nombre des unités de pêche, les quantités débarquées et les emplois qu’elle procure. Depuis novembre 1992, le port de M’diq abrite un projet d’élevage du thon rouge dont la réalisation a fait l’objet d’un accord entre le Maroc et le Japon. Ce projet consiste à étudier, du point de vue biologique, la possibilité d’élevage d’un groupe de thons géniteurs mis dans les bassins installés en mer au large de Restinga. La daurade et le mérou sont aussi en perspective.L’activité commerciale est très dynamique à M’diq. Elle se compose essentiellement de biens de consommation et occupe presque 20% de la population active. Par contre, l’activité industrielle reste embryonnaire et est exclusivement liée à l’activité de pêche (10 unités de transformation, congélation et conditionnement de poissons).


Perspectives

La commune urbaine de M’diq dispose d’un centre de santé et d’un hôpital à spécialités garantissant les soins nécessaires aux habitants et aux visiteurs. Par ailleurs, elle regorge d’opportunités importantes dont le développement a été amorcé de manière harmonieuse et intégrée dans le cadre de ce qui se fait dans l’ensemble de la préfecture de M’diq-Fnideq. Actuellement, les axes de développement sont plutôt concentrés sur le renforcement des équipements communaux, de base et sociocollectifs. L’administration compte sur la promotion du partenariat avec le secteur privé et l’implication des citoyens dans le processus de développement. Le secteur de l’assainissement solide sera bientôt délégué avec l’aménagement d’une décharge publique contrôlée et qui sera commune avec la municipalité de Fnideq. En cours de création aussi, des marchés de quartiers, un parc municipal et une zone industrielle... Des abattoirs intercommunaux sont également en projet avec des investissements estimés à plus de 5 millions de DH. Mohamed RAMDANI

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