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Urbanisme : Salé: Des projets ciblés pour les populations "marginalisées"

Par L'Economiste | Edition N°:68 Le 25/02/1993 | Partager

De jeunes chercheurs ont mené leurs études sur les problèmes de la ville de Salé, et particulièrement, sur les conditions de vie des populations défavorisées dans le bidonville de "Karyane El Oued" et dans la médina.

La condition précaire des "femmes chefs de ménage" a également fait l'objet d'une étude. Trois projets(1) ont découlé de ces études.

Le groupe de jeunes chercheurs est composé des étudiants de l'Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne, de l'Ecole d'Architecture de Genève et de l'Institut National d'Aménagement et d'Urbanisme (INAU) de Rabat. Ils étaient encadrés par Mme Bouchanine, sociologue, et M. Nabil Ramoni, architecte. Ces études ont été organisées à l'initiative de l'Association Bouregreg et l'association ENDA (Environnement et Développement du Tiers Monde) Maghreb, une ONG internationale.

La démarche est participative . Elle consiste en un dialogue avec les populations concernées sur leurs problèmes et leurs besoins prioritaires. La définition et la conception des équipements à mettre en place est ficelée en un commun accord. Pour le bidonville de "Karyane El Oued", le travail a été mené en deux étapes. La première a concerné les possibilités d'apporter des solutions immédiates aux problèmes quotidiens des populations défavorisées. Ces solutions se matérialisent dans la mise en place des équipements exigeant peu de moyens financiers et qui pourraient générer leurs propres ressources. La seconde étape, encore en cours, est relative au recasement de la population.

Ainsi, il a été relevé un déficit au niveau de la satisfaction de la demande en eau potable de la population. Les attentes, autour de l'unique fontaine disponible sur le site, durent parfois trois heures.

Un autre problème, auquel sont confrontés les bidonvillois, réside dans la proximité de leur habitation des eaux usées stagnantes. Il en découle une multiplication des maladies infectieuses telles que la tuberculose, la gale, la varicelle et la conjonctivite.

La solution proposée par les responsables du projet est l'installation d'une nouvelle borne-fontaine doublée d'un lavoir, et une salle d'études pour les jeunes.

Concernant l'eau stagnante, plusieurs propositions ont été évoquées dont le "dessin" d'un cours d'eau. Un appel à l'ordre sera adressé à la société qui pollue cette eau, après son identification.

La deuxième étude a trait aux conditions précaires des "femmes chefs de ménage" Il s'agit de mères célibataires, ou de femmes dont le mari est soit indigent, soit absent du foyer.

Les femmes cibles ont été choisies parmi les marchandes ambulantes des souks. 9 femmes parmi un échantillon de 30 ont accepté de collaborer. Le groupe de femmes a été très inspiré par la visite du "centre de solidarité féminine à Casablanca". Ce dernier, créé par des mères célibataires et générant ses propres ressources, dispose d'un restaurant, d'un kiosque et d'une crèche. Les femmes de la ville de Salé, quant à elles, optent pour la création d'un centre polyvalent disposant d'une crèche, d'un centre d'examen gynécologique et d'un commerce qui leur permettra d'assurer leur autonomie financière. La nature de ce commerce reste, cependant, à déterminer. Le lieu d'implantation de ce centre polyvalent a déjà été choisi. Le Foundouk Trebaâ sera réhabilité et sa nouvelle architecture sera réalisée par les étudiants en charge du projet.

La troisième étude a porté sur les possibilités de la réhabilitation des fontaines de la médina. Celles-ci, au même moment où elles constituent un patrimoine historique, ont pour fonction d'alimenter la population en eau potable à défaut d'une généralisation des réseaux de la Régie de Rabat (RED).

L.T.

(1) Ces projets ont été présentés au siège de l'Association Bouregreg le 13 Janvier.

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