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    Economie

    Urbanisme: les grandes lignes du schéma directeur de Casablanca en 2010

    Par L'Economiste | Edition N°:29 Le 14/05/1992 | Partager

    Au début des années 80, l'inadaptation du système foncier était la source de beaucoup de difficultés. En effet, 85% des constructions étaient essentiellement réalisées dans le cadre d'opérations d'aménagement public. Il s'agit, depuis la restructuration administrative, de raisonner en terme d'urbanisme opérationnel et de dialogue. La conférence du 5 Mai était l'occasion de réunir les architectes qui font aussi la ville. Le système foncier était inadapté dans la mesure où les terrains étaient achetés par les collectivités, équipés et revendus.

    De plus ces opérations se sont appuyées sur un patrimoine en cours de disparition. Le patrimoine foncier n'était pas renouvelé à chaque fois qu'une opération de la sorte avait lieu. Pour la bonne gestion, il aurait fallu reconstituer aussitôt après un patrimoine pour pouvoir assurer une certaine pérennité des opérations.
    Par ailleurs, le mécanisme de la formation du prix du foncier illustre bien le dérèglement du marché. La valeur du terrain rural qui était de 2 ou 3 DH le m2 avait un coût d'aménagement de 130 DH. La revente se faisait à 1.000 ou 1.500 DH. La réglementation devenait sinon obsolète du moins incompatible avec le développement de l'urbanisme.

    Autoconstruction

    M. Georges Philippe, membre de l'Académie d'Architecture de France et représentant le cabinet Pinseau a fait part aux nombreux participants des actions majeures du Schéma Directeur qui se feront essentiellement au niveau de :
    - la création d'une artère principale qui va de la Grande Mosquée vers Sidi Belyout;
    - l'édification d'une voie de jonction entre les préfectures de Aïn Chok, de Ben M'sik et de Aïn Sebaâ qui va servir à une circulation importante sans faire double emploi avec la ligne prévue de métro si métro il y a.
    - l'aménagement de la place des Nations Unies.
    - la réalisation d'un grand parc de loisirs sur 100 hectares donnés par Sa Majesté Le Roi.
    - trois grands emplacements de golfe.
    - les zones d'extension comme celle de Dar Bouâzza.
    - le centre d'affaires de Sidi Belyout.
    - le boulevard Abdelmoumen.
    Il est prévu d'instaurer des solutions plus diversifiées pour satisfaire une carte de besoins plus larges et plus économiques grâce à la mise en oeuvre de techniques nouvelles. L'auto-construction doit jouer un rôle important puisqu'elle est le seul moyen qui permette actuellement aux catégories sociales les plus défavorisées de se constituer un patrimoine. La croissance démographique est de l'ordre de 3,3% à Casablanca. Elle est de 4 et 4,2% pour des villes comme Fès ou Marrakech. L'évolution des revenus par habitant avec pour base 2.000 DH en 1980 augmente en règle générale de 2,5% par an. Quant à la cohabitation, la taille des ménages était à Casablanca de 4,8 personnes en 1960, de 5,5 en 1971, en 1982 de 5,64%. Ces éléments ont été pris en compte par le Schéma Directeur.
    . L'habitat économique couvre actuellement plus du tiers de la surface de l'agglomération urbaine. En l'an 2000, il abritera 60% de la population urbaine et occupera 80 fois la dimension de l'ancienne médina.
    . Les bidonvilles, abritant 13% de la population totale, font l'objet actuellement de grands programmes de recasement. Après l'attribution de l'eau, il s'agit de donner aux "propriétaires" la possibilité de contracter des prêts et faire bâtir des logements.
    . Pour la création de zones industrielles, à l'exception de celle de Ben M'sik qui était en cours d'aménagement lors de l'établissement du Schéma Directeur, il y a une volonté de les créer en dehors de la région centre.

    240.000 étudiants

    Pour les équipements de super-structures (éléments scolaires et universaires entre autres). Casablanca comptait 7.000 étudiants en 1966. Elle en compte à l'heure actuelle 240.000. Ce qui devrait nécessiter en l'an 2000, la mise en place d'éléments scolaires sur 135 hectares supplémentaires.
    Pour un quartier de 100.000 habitants, 9 hectares sont prévus pour les installations sportives. De plus, des équipements supplémentaires tels un parc de sport, une salle équipée et une piscine publique sont à prévoir pour les agglomérations de 150.000 habitants.
    . Les cimetières demanderont 277 hectares pour l'an 2000.
    Enfin le traitement des ordures ne semble avoir trouvé aucune solution satisfaisante. Pour l'assainissement, il est prévu trois stations de traitement situées à Sidi Abderrahman, à Sidi Bernoussi et une à Mohammedia.

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