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    Affaires

    Universités privées
    Le détail du cahier des charges

    Par L'Economiste | Edition N°:3413 Le 29/11/2010 | Partager

    . Un minimum de trois structures, 2.000 étudiants, accréditation des cursus… les critères . Certaines conditions ont un effet immédiat Fini l’anarchie dans l’utilisation de la dénomination «université ou faculté privée». Un décret vient d’être rendu public. Il fixe les modalités et conditions pour l’obtention du statut d’université privée. «Il s’agit d’un tournant historique dans la reconfiguration et la mise à niveau de l’enseignement supérieur privé», explique Abderrahmane Lahlou, président de l’université privée Mundiapolis. Pour le professionnel de l’enseignement supérieur, «cette réforme repose enfin sur des critères scientifiques et non pas du volume des investissements ou des structures». En effet, les établissements de l’enseignement supérieur privés, qui veulent se prévaloir du label d’université ou de faculté privée, devront remplir un cahier des charges rigoureux. Parmi les critères retenus, le nombre de structures composant l’établissement. Ainsi, l’institution devra être constituée de trois structures (école, institut ou centre), dont une faculté privée. Sauf que le décret ne précise pas le lieu. Une université privée pourra-t-elle donc s’appuyer sur ses succursales régionales pour prétendre à ce titre ? «Les universités éclatées ne peuvent investir dans la qualité avec une vision globale ni disposer des équipements nécessaires tels qu’un laboratoire de recherches, une grande bibliothèque…», précise Lahlou. La recherche scientifique et le développement des compétences font d’ailleurs partie des conditions d’éligibilité. Au moins 50% du cursus dispensé doit être accrédité. Autre critère prévu par le décret, l’obligation de nommer à la tête de l’université privée un président agréé par le ministère de tutelle et titulaire d’un doctorat.L’université devra par ailleurs compter au moins 2.000 étudiants. Pour remplir cette condition, les opérateurs de l’enseignement privé disposent d’un délai de trois ans pour se conformer. Mais les autres critères prennent effet immédiatement. Cependant, le décret ne prévoit pas de sanctions contre les établissements qui continueront d’utiliser, pour des raisons de marketing, le label d’université ou de faculté privée. Ce qui appelle à beaucoup de vigilance de la part des opérateurs qui décrocheront le label pour éviter la confusion des genres.


    Passerelles

    Un décret fixant le cahier des charges relatif à l’accréditation des filières vient d’être également rendu public. Le texte revêt une importance capitale pour les professionnels de l’enseignement privé. «Il va permettre de créer de véritables universités et permettra de traiter d’égal à égal avec les universités publiques. Il permettra également de nouer des partenariats avec les entreprises publiques et privées», déclare le président de Mundiapolis. Ainsi, l’accréditation des cours permettra d’instaurer des passerelles automatiques entre établissements publics et privés. De plus, les diplômes de l’enseignement privé pourront désormais être reconnus par la fonction publique. L’on sait que certains postes sont fermés aux lauréats de l’enseignement privé, tels que le concours pour l’obtention de l’agrément d’agent ou de courtier d’assurance. Toutefois, il faudra mettre à jour bon nombre de textes réglementaires pour que l’accréditation des cours et la reconnaissance des diplômes soit effective.Hassan EL ARIF

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