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Affaires

Uniforme scolaire: Remous autour du financement

Par L'Economiste | Edition N°:1853 Le 14/09/2004 | Partager

. Pour Casablanca, le marché concerne 760.000 élèves, une manne de 205,2 millions de DH Passionnant le débat sur l’uniforme à l’école. Il l’est dans la mesure où les arguments des récalcitrants comme de ceux qui le revendiquent se valent presque. Pourtant aujourd’hui, la tenue unifiée à l’école est une réalité au Maroc. Du moins à Casablanca où une expérience-pilote est en train de prendre forme. Suite à une convention entre l’EN et la société Ihssane, les premières livraisons auront lieu à partir du 20 octobre 2004 et concerneront 15.000 élèves. Une deuxième tranche est prévue pour janvier 2005 (49.000 élèves). Une troisième tranche devra suivre et concernera 120.000 élèves. La société Ihssane a trouvé un moyen judicieux pour faire face au problème du financement de l’opération «qui devra coûter 1,5 million de DH», selon le directeur financier de la société. «Nous avons proposé à l’Académie de l’Education nationale de Casablanca un système de sponsoring où le privé financera jusqu’à 50 % du coût de l’uniforme», explique Houssine Janah, gérant. Plusieurs entreprises se sont intéressées au nouveau concept. «Le comptoir de l’Electroménager a déjà offert un don de 50.000 DH et en promet d’autres», annonce le responsable financier. D’autres entreprises comme Salafin, Fagor, Al Wataniya, Pastor ou Master Food ont montré leur intérêt pour l’opération, est-il indiqué. Ihssane a pris ainsi une longueur d’avance sur ses éventuels concurrents. Car il y a une autre entreprise en lice, qui propose des uniformes 100% financés par le privé. Et donc offert gratuitement aux élèves. «J’espère qu’il va y avoir de la concurrence sur ce marché», dit Nasrallah El Hafi, directeur de l’Académie de l’Education nationale de Casablanca. Pour ce dernier, «l’uniforme permettra d’ancrer le principe d’appartenance à l’école chez les écoliers, évitera les tenues déplacées et donnera plus d’allure aux écoles». Le marché est important et l’idée de faire participer le privé, ingénieuse. En effet, tous les parents n’ont pas les moyens de procurer à leurs enfants un uniforme dont le prix atteint les 270 DH TTC. Pour tout Casablanca, le marché de l’uniforme concerne 760.000 élèves, soit 12% de l’effectif national. Le budget global est estimé à 205,2 millions de DH. Une grosse manne. Pour ne pas supporter le coût, les écoliers devront porter, affichée sur leurs uniformes, la publicité du sponsor. Alternative qui trouve certains récalcitrants qui préfèrent payer le prix cher et éviter à leurs enfants d’être des «panneaux ambulants». Toutefois, les responsables de la Fédération de Casablanca rassurent. «Nous avons exigé que l’emplacement publicitaire sur les uniformes soit discret. Il s’agit d’une bande de 1,5 cm de hauteur et de 5,5 cm de largeur qui sera apposée sur la poche de la veste et de la chemise uniquement», explique Knouch Mohamed, président de la Fédération des Associations de parents d’élèves de Casablanca.«L’uniforme résout le problème de la discrimination sociale par l’habit. Avec l’uniforme, une grande frange d’élèves ne connaîtra plus la frustration», souligne un parent d’élève. Par ailleurs, «pour les élèves de sexe féminin, l’uniforme représente une identification. Une sorte de bouclier social qui leur évitera les incommodités de la rue», pense un autre. La société Ihssane est entrée directement en discussion avec les Conseils de gestion de chaque établissement. C’est à leur niveau que le choix de la couleur de l’uniforme mais aussi du port de la jupe ou du pantalon pour les écolières se fait. Outre Casablanca, d’autres Fédérations régionales s’intéressent à l’expérience. Dans ce cas, le business de l’uniforme prendra une autre dimension et pourrait dans un avenir proche, constituer un secteur très juteux.


Sidi Moumen, pionnier

Selon l’Académie de Casablanca, c’est à Sidi Moumen que la toute première expérience a eu lieu. Le collège Anassi a adopté l’uniforme dès l’année scolaire 2003-2004. A cette occasion, la chaîne française, la 5e avait alors interviewé un collégien qui a répondu que «l’uniforme m’a permis moi qui suis issu du bidonville de me sentir sur le même pied d’égalité avec mes camarades de classe qui habitent dans de vraies maisons». D’autres régions de Casablanca ont suivi. C’est le cas d’El Fida, Sidi Bernoussi et Casa-Anfa. Mostafa BENTAK

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