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    Economie

    Une structure d'orientation pour investisseurs espagnols

    Par L'Economiste | Edition N°:56 Le 03/12/1992 | Partager

    Uniban a créé une société de mise en relations et de prise de participations, la Société Hispano-Marocaine de Services (S.H.M.S), pour accompagner les investissements espagnols au Maroc. Elle est opérationnelle depuis quelques mois.

    "Les Espagnols ont mis le rouleau compresseur", souligne M. Mohamed Hassoun-Soussi, Directeur de la Société Hispano-Marocaine de Services. Cela s'est traduit au cours de cette année 1992, par d'importantes actions de relations publiques menées de part et d'autre, à travers la "Journée Investissement" organisée pendant l'Exposition Universelle de Séville, et dans quelques jours Expotechnia 92. La libéralisation de l'économie marocaine a suscité l'intérêt des investisseurs espagnols "désireux de rattraper le terrain perdu" selon M. Hassoun-Soussi.

    Ce regain d'intérêt pour le Maroc a rendu nécessaire la création de structures en mesure de guider les opérateurs économiques espagnols dans le choix de leurs investissements. C'est dans cette perspective qu'a été fondée la Société Hispano-Marocaine de Services. Le capital de départ d'un montant d'un million de Dirhams a été récemment porté à 13. Le tour de table est constitué par Uniban et le groupe bancaire espagnol, Banco Bilbao Viscaya (BBV), à concurrence de 50% chacune.

    La présence des deux institutions financières dans le capital de la SHMS garantit une certaine surface financière à la société. Outre la prospection de créneaux porteurs et le conseil aux hommes d'affaires espagnols désireux d'investir dans le pays (un guide de l'investisseur a été édité), elle a pour vocation la prise de participations dans des entreprises installées au Maroc. la relation import-export est maintenant dépassée, souligne M. Hassoun Soussi. Il précise par ailleurs que le travail doit être axé sur le partenariat, notamment la mise en place d'entreprises performantes. Cependant, ce partenariat suppose une structure, c'est-à-dire des moyens financiers et techniques, explique le directeur de la SHMS dont l'ambition est de "concrétiser quelque chose de solide pour les deux pays". Toutefois, la société (opérationnelle depuis quelques mois seulement) n'a pas encore fait d'opérations concrètes relativement à son objet social. Mais, "des projets importants sont à l'étude", annonce la Direction, qui s'occupe parallèlement à mettre en place les structures internes en vue de rendre la société plus fonctionnelle.

    Les actions menées jusqu'à présent ont consisté en la prise de participation de l'ordre de 13% dans le capital de Uniban et la création de la Société internationale pour la Promotion des Investissements Etrangers au Maroc (SIPIEM) en partenariat avec la BBV. Celle-ci se montre très active après la récente augmentation de capital de Uniban (sa filiale marocaine). Ses dirigeants ont peut-être compris que leur implication dans le secteur économique doit passer par une structure spécialisée. Leur stratégie repose maintenant sur la proximité. Cette structure permet de servir, dans une certaine mesure, de locomotive aux investissements espagnols. Dans tous les cas, “la poussée est déjà importante”, constate M. Hassoun-Soussi.

    Les investissements espagnols au Maroc ont observé une progression régulière. Ils ont été multipliés par pris de 200 entre 1988 et 1991. De 36 millions de Dirhams, ils sont passés à 754,8 millions de Dirhams sur cette période.

    En comparaison aux investisseurs traditionnels, français en l'occurrence, la tendance observée au cours de cette année traduit une grande vigueur. Les progrès technologiques effectués par l'Espagne durant ces dernières années constituent un atout, en plus de la proximité et de "la facilité d'intégration des espagnols".

    Malgré tout, "le problème est de bien vendre le produit Maroc", souligne M. Hassoun-Soussi. Outre les avantages fiscaux et l'assouplissement des procédures administratives, "une action de relations publiques plus cohérente doit être entreprise", souhaite-t-il, faisant référence à la "Journée Investissement" organisée au Pavillon de Séville (dont l'organisation avait fait l'objet de quelques critiques).

    Alié Dior NDOUR

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