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Economie

Une station balnéaire à M’diq-Fnideq

Par L'Economiste | Edition N°:2349 Le 29/08/2006 | Partager

. Un septième site pour le plan Azur. Objectif: créer dans la région une saison touristique de 5 à 6 mois. Huit hôtels construits par la CDG et InteredecLes travaux de construction d’une nouvelle station balnéaire située dans le nord du pays devraient être lancés dans les prochains jours. C’est sur le littoral entre M’diq et Fnideq que la nouvelle zone qui fera office de «mini-station» du plan Azur a été identifiée. La zone proprement dite est localisée entre les deux petites villes et s’étend sur 25 km de côtes méditerranéennes. En totalité, il s’agira d’aménager près de 230 hectares pour en faire «de véritables zones d’animation, de loisirs et d’hébergement touristique», indiquent les promoteurs du projet. Plutôt que de parler de mini-station, Adil Douiri, ministre du Tourisme, préfère qualifier le futur site de station balnéaire désintégrée. En fait, la station est géographiquement éclatée et ses infrastructures dispersées (port, golf…). Raison majeure: l’existence d’un littoral bâti. M’diq et Fnideq n’en sont en effet pas à leurs premières heures, de nombreuses potentialités ayant déjà été exploitées. Pas question donc, au départ, de concevoir un ressort intégré. Les stations du plan Azur seront donc au nombre de sept au lieu des six prévues initialement. La Vision 2010 comporte un article relatif à l’aménagement du littoral situé dans le Nord sans pour autant préciser le lieu. Plus exactement, il y est question de restructuration du balnéaire dans la zone nord. Mais avant d’opter pour cette partie du littoral, il a fallu identifier les différentes composantes du projet: foncier disponible en front de mer, foncier destiné à la mise en place de «cœurs de vie» (zones d’animation), tracé des voies d’accès capitales pour la réussite du projet… La station de M’diq/Fnideq, dont le nom sera dévoilé au cours de son lancement officiel, représente certes une destination touristique mais reflète également la conception d’un développement régional intégré. Les deux concepts ne sont d’ailleurs pas étrangers l’un à l’autre. Si la politique touristique du gouvernement a pour but de créer une nouvelle destination méditerranéenne (le Maroc), elle est aussi, voire surtout guidée par la volonté de développer une activité fortement génératrice de valeur ajoutée et donc créatrice d’emplois. Pour atteindre ces objectifs, plusieurs intervenants sont impliqués: gouvernement, collectivités locales, transporteurs… La conception de PDRT (Programme de développement régional touristique) est l’illustration de cette philosophie de développement régional intégré. La station de M’diq/Fnideq, qui devra générer 12.500 emplois, entre donc dans le même cadre global. Mais pas uniquement. Une fois mise sur pied, elle devra aussi illustrer «un exemple de coordination institutionnelle». Le fonds Hassan II est en effet partie prenante du projet. Une convention avait été signée le 8 septembre 2005, à l’occasion de la présentation officielle de la station au Souverain qui s’est enquis hier de plusieurs projets portant sur l’aménagement des espaces territorial et côtier de M’diq et Fnideq. Ainsi, le fonds intervient à hauteur de 55 millions de DH, une enveloppe destinée à financer partiellement l’acquisition de terrains. Ces derniers sont situés en front de mer. Un tel choix est motivé par l’intérêt que portent les tour-opérateurs étrangers à ce genre d’emplacement. «Dans le monde entier, les TO accordent la priorité à cette catégorie d’hôtellerie», précise Douiri. Et comme la commercialisation passera par eux, il était fondamental de choisir un type d’hébergement conforme à leurs attentes. Mais pour permettre la construction des huit hôtels prévus (ce qui correspond à 2.500 chambres et 5.000 lits), il faut aussi assainir le foncier. Et concevoir un plan d’aménagement adéquat. Le nouveau plan consacre ainsi le front de mer à l’hôtellerie. Finies donc les constructions individuelles au bord de la plage. Les privés sont appelés à participer au projet. Ils n’auront toutefois plus la possibilité de construire sur leur terrain si celui-ci est situé en front de mer. Ce ne sera pas l’unique modification apportée au paysage. Une véritable mise à niveau sera entreprise: destruction des commerces en front de mer, construction d’une corniche, plantation de palmiers, changement des revêtements, création de ruelles piétonnes, harmonisation de l’habillage des maisons. «Il s’agit d’un énorme chantier d’harmonisation», déclare le ministre du Tourisme. Le budget proviendra en partie des collectivités locales. Elles débourseront 150 millions de DH auxquels s’ajouteront d’autres financements. Le coût global n’est pas encore déterminé. Ce chantier sera doté d’une marque. A l’instar de ce qui a été lancé au niveau de la ville d’Agadir (cf. www.leconomiste.com), les initiateurs souhaitent que la station dispose de son propre cachet reflétant un concept intégré. La construction des hôtels respecte le principe d’appartenance à des nationaux. La Caisse de dépôt et de gestion (CDG) est en effet le principal propriétaire. La gestion sera confiée à des TO. La société privée Interedec participe également à la construction d’un complexe à Marina Smir. Le même modèle de concession sera adopté pour cette station. La commercialisation se fera par le biais de TO étrangers selon le principe du comarketing avec l’Office marocain du tourisme. Dès l’hiver 2008, des campagnes institutionnelles seront lancées sur les marchés cibles pour annoncer l’ouverture des hôtels pour la saison de la même année. Le Maroc compte ainsi compléter son offre dans la zone méditerranéenne où la concurrence est très rude. Mais contrairement à d’autres destinations, c’est essentiellement dans le balnéaire haut standing qu’il se positionne. D’autres mini-stations pourraient voir le jour. L’essentiel est d’exploiter les potentialités et de drainer le maximum de touristes.


L'infrastructure

LA station sera dotée de:- 8 hôtels (2.500 chambres) dont trois à Aline sur 36 hectares, deux dans la parcelle Restinga sur six hectares avec rénovation du vieil hôtel du Club Med, et deux autres dans la parcelle Holiday Club- Des hôtels de charme dans le golf- Un golf de 18 trous- Une marina probablement confiée à des spécialistes pour la gestion- Des commerces et restaurants - Un port: 300 anneaux vont être ajoutés. Le port de M’diq sera réservé aux bateaux de pêche-La station sera située à 45 minutes en autocar de l’aéroport de Tanger qui concentrera le trafic régulier. Le trafic charter se concentrera pour sa part sur Tétouan.


«Le tourisme national, un tourisme non commercial!»

Le tourisme national est-il commercial? En d’autres termes, peut-on baser le développement d’une destination sur le seul tourisme interne? Toutes les études réalisées par l’Office national marocain du tourisme (ONMT) auraient conclu que non. Ce type de tourisme se concentre sur une durée maximale de 5 semaines incluant le mois d’août. C’est d’ailleurs essentiellement pour cette raison que les concepteurs de la nouvelle «mini-station» ont opté pour le développement du tourisme international. Le Marocain ne voyage qu’en été et très rarement au cours de l’année. Mais ce n’est pas l’unique raison. Ces études auraient également démontré que les Marocains avaient avant tout des attentes dans l’immobilier. Voyageant en majorité en famille, disposant de revenus relativement limités, le touriste national préfèrerait loger dans des résidences ou dans des appartements meublés plutôt qu’à l’hôtel. Les concepteurs de la nouvelle station auraient donc plusieurs raisons pour s’attaquer en premier aux touristes étrangers. Dommage encore une fois pour les nationaux!Amale DAOUD

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