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Une ONG à la rescousse des entreprises en difficulté

Par L'Economiste | Edition N°:1628 Le 22/10/2003 | Partager

. Une action en amont et en aval pour faire front aux risques de dérapage . Le secteur bancaire est montré du doigtUn groupe constitué d'hommes d'affaires a créé, dernièrement à Casablanca, l'Association marocaine de soutien à l'entreprise en difficulté (AMSED). Cette jeune association s'est fixée comme objectifs de venir en aide aux entreprises «susceptibles de connaître des difficultés ou qui les vivent déjà ». Le but de cette démarche est de sauver des entreprises mais aussi les milliers d'emplois qui s'y attachent. Mieux encore, l'AMSED se propose de « prévenir les difficultés» de l'entreprise et de la défendre en cas d'atteinte à ses droits.L'association, comme l'affirme son président M. Chkili, veut « sensibiliser et orienter les entrepreneurs adhérents, pour leur permettre de surmonter les difficultés dont la nature n'est pas toujours prévisible. Il s'agit de conseiller les patrons, notamment sur les plans juridique et bancaire». A ce propos, « l'AMSED s'active déjà sur le terrain des redressements judiciaires. Cette solution qui a été décidée par les pouvoirs publics en 1996 est aujourd'hui remise en cause par le secteur bancaire qui en a réclamé une limitation draconienne auprès du ministère de la Justice, au moment même où dans d'autres pays comme la France, l'on s'achemine vers le redressement anticipé et des abandons de créances négociées avec les banques», souligne-t-il. «Le redressement était venu à point nommé pour relayer les difficultés des entreprises confrontées de plus en plus à une compétitivité mondiale impitoyable», dit-il, ajoutant que ce «redressement trouve toute sa raison d'être dans l'importance des industries appelées à se convertir ou à disparaître d'ici 2010. Ces entreprises représentent un peu plus du tiers du tissu industriel national actuel». «Mais le secteur bancaire marocain ne suit pas, car ses démarches visent à limiter le recours au redressement judiciaire, ce qui pourrait affecter gravement tout le tissu productif national appelé déjà à souffrir des différents démantèlements », affirme le président de l'AMSED. « Ce cas de figure risque de mettre sur la paille de nombreuses entreprises. On peut dire, dès aujourd'hui, si jamais le ministère de la Justice accède à cette requête étonnante des banques, adieu au tissu d'affaires dans le Royaume », ajoute, amer, le président de l'AMSED. Il est à rappeler que le ministre de la Justice a rencontré, dernièrement et à sa demande, le Groupement professionnel des banques du Maroc (GPBM). En tout état de cause, l'association, qui a déposé ses statuts auprès des autorités compétentes depuis le 22 juin dernier, est décidée de lutter jusqu'au bout et sur tous les fronts pour apporter tout son soutien aux entreprises en difficulté. Le président de l'AMSED assure, en outre, qu' «aucun effort ne sera ménagé pour éviter à de nombreuses entreprises d'aller droit vers la faillite. Ce serait criminel que de laisser pourrir des situations quand elles peuvent être arrangées». C'est pourquoi l'AMSED, ajoute-t-il, va, parmi ses actions, établir des études et des recherches en vue de la réforme de certaines procédures susceptibles d'entraver le fonctionnement normale d'actions d'accompagnement, de les soumettre aux instances concernées, notamment et surtout les départements et ministères de tutelle et les instances législatives. Les statuts de l'AMSED vont plus loin encore en stipulant que l'association a également pour objet de « défendre et de se constituer partie civile au profit de toute entreprise adhérente judiciairement lésée, suite à la décision du Conseil d'administration, nommer tout avocat et auxiliaires de justice, agir judiciairement en demande comme en défense pour défendre l'intérêt collectif ». L'association compte aujourd'hui plus de 50 adhérents.Jamal Eddine HERRADI

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