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    Economie

    Une nouvelle convention pour l'alphabétisation

    Par L'Economiste | Edition N°:269 Le 27/02/1997 | Partager

    Le MEN ajoute à son actif un autre partenariat. Il s'agit cette fois de la Fondation M'Chiche El Alami. La convention, signée le 21 février, s'intéresse principalement à la région du Gharb.


    Après la Fondation Zakoura, le Ministère de l'Education Nationale (MEN) récidive et signe, le 21 février, une nouvelle convention avec la Fondation Sidi M'chiche El Alami. Pour M. Rachid Benmokhtar, le Ministre de l'Education Nationale, ce n'est là que la concrétisation d'une coopération de fait plus ancienne. La Fondation, depuis sa création en 1994, s'est beaucoup intéressée aux problèmes de l'éducation, principalement dans le milieu rural, est-il indiqué. Elle a contribué notamment à la construction et la réparation de classes de cours, à l'extension et à l'aménagement de certaines écoles.
    Cette nouvelle convention s'inscrit dans la stratégie du Ministère à ouvrir l'école sur son environnement. A ce titre, les ONG ou même des particuliers peuvent participer aux activités de l'école. La lutte contre l'analphabétisme arrive en tête des préoccupations. De l'avis même du ministre de l'Education, les chiffres sont toujours alarmants: plus de 55% d'analphabètes dont 89% de sexe féminin. Ces chiffres ne comprennent pas les enfants âgés de moins de dix ans qui peuvent être également une population analphabète potentielle.

    Côté interne, le MEN a pris en charge le dossier alphabétisation qui était jusqu'alors du ressort du Ministère de l'Emploi et des Affaires sociales et a nommé un chef de projet alphabétisation, Mme Habiba El Bouâzzaoui. Côté externe, il multiplie les actions de coopération pour partager la responsabilité avec les organisations non gouvernementales. Avec la Fondation M'Chih Alami, c'est la région du Gharb, plus précisément les villes de Kénitra et Sidi Kacem qui bénéficieront des fruits de cette association.
    L'accent est tout d'abord mis sur l'alphabétisation. Vient ensuite la création d'écoles dans le préscolaire. Ces établissements pourront être créés par les diplômés de l'enseignement supérieur. Le sport scolaire figure également parmi les objectifs assignés à ce partenariat.
    La convention stipule que le Ministère se chargera de délivrer les autorisations nécessaires, de l'encadrement et du contrôle pédagogique de ces établissements, ainsi que de fournir les salles de classe et les cadres nécessaires à la lutte contre l'analphabétisme.
    Le MEN prendra également à son compte de mettre les équipements sportifs et les cadres nécessaires à la disposition de la Fondation. Celle-ci établira les listes des bénéficiaires des cours d'alphabétisation, distribuera les livres et les fournitures scolaires aux élèves dans le rural et approvisionnera les bibliothèques scolaires. Elle a également en charge de contribuer à l'électrification des écoles par l'énergie solaire et le forage de puits pour les approvisionner en eau.

    La fondation propose en outre qu'il y ait introduction de l'histoire de la région du Gharb dans le programme réservé à l'histoire du Maroc. D'ailleurs, à ce titre, la Fondation a sorti un livret, «L'histoire du Gharb à travers ses sites et monuments», qui retrace l'histoire de la région agrémentée d'illustrations de ses monuments et pièces antiques. Ce travail a été réalisé par M. Mustapha M'Chich El Alami, président de la Fondation.
    Une commission mixte constituée de trois membres de chaque partie établira, est-il signalé, un programme d'action annuel qui définit les responsabilités de chaque partie. Cette commission veillera ensuite à l'évaluation des actions entreprises.
    Par ailleurs, cette convention est ouverte à d'autres. Les parties signataires accueillent d'autres suggestions et d'autres partenariats, notamment d'ONG étrangères.

    D'autres partenariats


    Parallèlement à son processus «d'innovation pédagogique», le Ministère de l'Education Nationale initie un ensemble d'actions de partenariat dès la fin de 1995:
    · Avec l'OCP, la convention porte sur l'échange de savoir-faire respectifs. Le Ministère participe au développement des ressources humaines de l'Office. Ce dernier coopère notamment par l'encouragement des élèves méritants.
    · La convention avec l'ONE prévoit notamment la mise en place de projets éducatifs d'établissement.
    · Pour sensibiliser les élèves au civisme, le MEN s'allie avec Afak. Le programme est chargé et concerne près de 7.000 écoles.
    · Dans le domaine de l'éducation à l'environnement, le Ministère est partenaire notamment de la Fondation française Nicolas Hulot pour la Nature et l'Homme. Cette convention vise donc à développer des projets d'éducation à l'environnement.

    Malika EL JOUHARI.

    9-10h/ Travaux pratiques: Jets de cailloux


    Crac! La pierre est tombée sur le pare-brise. Mais c'était juste une maladresse. L'automobiliste menace de la main. L'adolescent sourit et fait un signe d'impuissance: oui c'était loupé, la pierre a échappé, elle aurait dû aller de l'autre côté du mur.
    Pas de dégât sur le pare-brise, à peine la marque d'un coup. Ce qui montre bien que ce n'était qu'une maladresse. Les passants n'étaient nullement visés, mais toute la bande de garçons avait l'air de s'amuser autant que de protester contre les notes du partiel du Bac, ce lundi 24 février 1996, devant le Lycée de filles Oullada, à Casablanca.
    De 9 à 10h, ce lundi matin, des adolescents du Lycée Moulay Idriss, mitoyen du Lycée Ouallada, ont jeté dans les cours des deux lycées les pierres qu'il ont ramassées sur le chantier voisin. Ceux qui étaient rentrés, notamment les filles, ont dû quitter les classes et la cour: ils risquaient de recevoir un caillou.
    Dehors, une petite centaine de garçons, sous le regard de quelques filles restées en retrait. Quatre ou cinq hijabs, pas de jean moulant. Certaines donnaient l'impression de faire le guet pour surveiller l'arrivée de la police.

    Une fille pousse un cri. Les garçons se mettent à courir pour se sauver sur le Boulevard Ben Kaddour. Fausse alerte, pas de voiture de police à l'horizon. Les garçons reviennent.
    Lorsque la police arrive réellement, plus question de jeter des pierres. Le mouvement des adolescents se scinde en petits groupes d'une dizaine de personnes qui discutent. Certains rentrent dans leur lycée, d'autres attendent encore. L'estafette et la voiture de police vont et viennent lentement, sur le Boulevard devant le lycée de garçons et sur la rue devant le lycée de filles. Pas de contact entre les policiers et les élèves.
    A 10h, plus personne dans la rue, sauf quelques policiers en uniforme.
    L'ambiance, malgré les pierres, est davantage au chahut qu'à la manifestation, comme le montrent l'absence de slogans, la pierre sur le pare-brise ou la stratégie des chiens de faïence avec la police.
    Les élèves nous ont expliqué leur action par les mauvaises notes du partiel du Bac, spécialement en mathématiques. L'échelle des notes obtenues varie, selon eux, entre 5 et 17 sur 20. Ils n'ont pas fait de remarque sur l'exercice donné, en revanche ils ont parlé de la préparation de cette action. Toujours selon eux, les jets de pierre et le refus de rentrer en classe ce matin-là est en préparation depuis un mois... C'est-à-dire longtemps avant les résultats. Comprenne qui pourra!

    Malika EL JOUHARI. & Nadia SALAH.

    BET-architectes: L'arbitrage


    Le principe du concours est conservé mais il respectera à la forme. C'est l'arbitrage du Premier ministre qui a dénoué d'affaire opposant le Ministère de l'Education Nationale et l'Ordre des Architectes.
    En janvier 1997, le Ministère avait lancé un avis public de concours pour désigner des groupements, architectes associés à des bureaux d'études techniques, qui seront chargés d'une partie des constructions scolaires pour la rentrée 1999(1).
    Cette procédure nouvelle va avec la stratégie que le Ministère veut mettre en place dans ses constructions. Une partie de cette stratégie cherche à rendre plus transparente la passation de quelques marchés de l'Education Nationale. La procédure en vigueur actuellement et ce, depuis que le Ministère a repris à son collègue des Travaux Publics la responsabilité des constructions scolaires, est de travailler par entente directe avec les architectes. Pour les bureaux d'études, en revanche, c'est la procédure d'appels d'offres et d'octroi au moins-disant qui s'applique. La nouvelle stratégie du MEN prévoit que l'appel d'offres devra aussi s'appliquer à l'architecture, mais uniquement pour les lycées et collèges. Les écoles primaires restent sous l'ancien régime de l'entente directe pour ce qui est de la partie architecture.

    L'Ordre des Architectes, dont le président Saïd El Fassi est actuellement ministre de l'Habitat, a protesté contre cette nouvelle procédure. Le président a objecté que la loi sur les architectes ne permet pas l'association entre les architectes et les bureaux d'études techniques. De plus, l'Ordre a souligné que les architectes devaient rester les maîtres d'oeuvre. Le Forum des Architectes, association qui regroupe des professionnels membres de l'Ordre mais en désaccord avec le président, a adopté une position mitigée. Il a soutenu l'Ordre sur la question de la responsabilité unique de l'architecte, mais a aussi soutenu la stratégie de transparence du Ministère de l'Education Nationale.
    Le contentieux a été soumis au Premier ministre, lequel à pris l'avis de la Commission des marchés logée au Secrétariat Général du Gouvernement. Cette dernière vient de rendre son avis, qui a été entériné par le Premier ministre: les candidatures au concours pourront être conjointes, tout en respectant la forme prévue par le texte des architectes. Quant au concours lui-même, l'avis indique que la procédure n'est pas prévue et, de ce fait, il ne l'approuve ni ne la condamne.

    Malika EL JOUHARI.

    (1) Cf L'Economiste des 21 mars 1996 et 9 janvier 1997.

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