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    Culture

    Une carte d’artiste pour écarter les «intrus»

    Par L'Economiste | Edition N°:2838 Le 11/08/2008 | Partager

    . Elle est conditionnée par les réalisations artistiques. 379 cartes délivrées sur 2.500 demandes déposées Après la constitution de la mutuelle nationale des artistes qui leur offre un panier de soins diversifiés (cf. www.leconomiste.com), c’est au tour de la carte professionnelle. Une manière de les revaloriser et de reconnaître ce métier, livré à lui-même trop longtemps. C’est au Parlement que la cérémonie de remise des premières cartes a eu lieu la semaine dernière en présence de plusieurs personnalités politiques, à leur tête le Premier ministre Abbas el Fassi. «Nous avons pu enfin obtenir l’une de nos revendications, que nous attendions depuis longtemps», affirment plusieurs personnalités artistiques. Ce sont près de 379 cartes délivrées sur près de 2.500 demandes. «Nous attendons encore les demandes de grands artistes marocains qui ne se sont pas encore manifestés», indique Saïd El Mortadi, secrétaire du comité de la carte d’artiste. D’autres tranches suivront. «Le but principal étant d’abord de défendre la profession contre ceux qui s’autoproclament artistes», explique Ahmed Tayeb El Alj, membre du comité. Pour obtenir cette carte professionnelle, l’artiste doit obligatoirement vivre de son art. «Il ne s’agit pas seulement de vendre des disques mais surtout du degré d’implication dans le métier», ajoute-t-il. Le document constitue une sorte de «carte d’identité de l’artiste» comprenant son état civil, photo, n° CIN, numéro de série, durée de validité ainsi que la signature et le sceau du ministère de la Culture. Pour en bénéficier, il faut présenter son dossier au comité comprenant des documents certifiant cette activité en plus des documents administratifs classiques. La carte, d’une durée de validité de 3 ans, pourra être renouvelée en appuyant la demande avec ses nouveautés artistiques. «Le comité est délibérément constitué de personnalités artistiques de divers horizons, connaissant bien leur domaine et à même de juger si tel ou tel artiste mérite d’obtenir sa carte professionnelle», explique Mortaji. Il est composé d’un représentant du ministère de la Culture en qualité de président, 5 membres appartenant au milieu artistique dont Salah Eddine Benmoussa, Abdelouhab Doukkali et 7 membres désignés par le ministère sur proposition des organisations syndicales exerçant dans les domaines suivants : théâtre, cinéma, arts plastiques, art photographique, musique, danse, littérature. On y trouve, entre autres, Ahmed Tayeb El Alj (poète et dramaturge), Mohamed Mali (photographe d’art), Lahcen Zinoun (chorégraphe), Mahmoud El Idrissi (chanteur)… Côté avantages, la carte permet à son titulaire de bénéficier des subventions de l’Etat à la culture et des services sociaux conformément à la loi portant statut de l’artiste. En clair, l’artiste bénéficiera de la législation relative aux accidents de travail, à la sécurité sociale et à la couverture médicale de base. Désormais, les chantiers à suivre concernent les modalités d’application de ces avantages sociaux qui ne sont pas encore déterminées ainsi que la mise en œuvre par le ministère d’un outil de financement des œuvres sociales en faveur des artistes. Jihane KABBAJ

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