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    Un terminal TIR : Un port routier pour désengorger Tanger

    Par L'Economiste | Edition N°:192 Le 10/08/1995 | Partager

    Les travaux pour la construction du premier terminal TIR du Maroc ont été lancés à Tanger. La réalisation du projet représente une bouffée d'oxygène pour la ville du détroit, où les infrastructures routières sont saturées à cause de la hausse continuelle du trafic.


    Après sa zone franche, et malgré tous ses problèmes de pénurie d'eau, Tanger va bientôt se faire connaître par son terminal TIR. En effet, les travaux de construction du premier terminal de transport international routier du Maroc ont été lancés le 1er août.
    L'ONT situe la construction du terminal dans le cadre de sa stratégie de développement. Elle vise à mettre à la disposition des chargeurs et des transporteurs des services de transport sur des plates-formes extra-urbaines. Cette stratégie s'assigne également pour objectif d'améliorer les conditions de voyage des usagers de la route, de désengorger les plates-formes portuaires et de réduire les accidents de la circulation.
    Toutefois, se voulant plus précis, l'Office National des Transports motive la construction du terminal par plusieurs facteurs, et tout d'abord par des raisons structurelles. En effet, la progression en volume du commerce extérieur marocain suppose le développement de types de transport autres que le maritime.

    Les autres arguments qui ont justifié le démarrage du projet sont ceux concernant le secteur TIR: le secteur du transport international routier a connu une évolution importante du trafic. A ce niveau, l'Office National des Transports fait état de taux moyens de progression annuelle de plus de 20%.
    Par ailleurs, le terminal répond également à un besoin en matière de gestion des stocks, de triage et de distribution de la marchandise. Le terminal offrira à cet effet des "centres intégrés de marchandises" où seraient proposées des surfaces d'entreposage. En outre, le terminal permettra de pallier les besoins en matière d'équipements collectifs, surtout que les transporteurs marocains, d'une manière générale, et le secteur TIR en particulier, souffrent du manque d'infrastructures qui puissent garantir des services d'ordre technique, administratif et commercial.
    Enfin, en matière d'organisation/réorganisation, des besoins se faisaient ressentir. D'après l'ONT, il s'agissait surtout de "pallier les inconvénients de l'atomisation des entreprises et de remédier à la fragilité des entreprises de petite taille".
    Pour la ville de Tanger, le projet venait à point nommé.
    En termes de traitement et d'accueil des véhicules TIR, le port de Tanger frise la saturation.
    Première balise, la durée de transit: les véhicules de passage par le port de Tanger séjournent jusqu'à 72 heures. Autre indicateur: les contraintes d'espace pour le stationnement des véhicules en transit ou en attente de chargement. Pour se garer, les véhicules de transport international se reportent alors vers les artères avoisinant le port.

    Les prestations


    Le terminal offrira plusieurs prestations aux opérateurs du transport. Tout d'abord, en tant que centre routier il assurera l'accueil des véhicules et l'infrastructure de séjour. Ensuite, il est conçu comme un centre de fret. A ce niveau, l'Office National des transports rappelle que les prestations s'articuleront autour des opérations suivantes:
    - transport, approvisionnement et distribution;
    - opérations auxiliaires de transport;
    - opérations de gestion;
    - opérations de distribution physique.
    Enfin, en tant que zone d'activité internationale, le terminal TIR disposera de trois centres: un premier centre pour le dédouanement des marchandises transportées par les camions TIR. Le second centre administratif regroupera les bureaux: de la douane, des transitaires et des représentants des compagnies de transport. Le troisième centre servira pour les télécommunications.
    Le terminal TIR inclura également un centre de contrôle technique automobile. Ce contrôle ciblera surtout le parc automobile de l'Etat et les véhicules de transport public de voyageurs et de marchandises.
    Le coût du projet terminal TIR de Tanger est estimé à 120 millions de DH. L'ONT précise qu'il est le pourvoyeur essentiel des fonds. Toutefois, le financement n'ayant pas été arrêté, il n'est pas exclu que des participations privées soient également sollicitées. Surtout qu'il est le maître d'ouvrage conjointement avec la Chambre de Commerce et d'Industrie de Tanger. La réalisation du terminal est prévue sur 36 mois. A cet effet, une superficie de 15 hectares a été retenue au quartier industriel de Tanger.

    Mohamed BENABID.

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