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    Enquête

    Un syndicat affilié à l'UMT dénonce une dégradation des prestations de la CIMR

    Par L'Economiste | Edition N°:720 Le 08/03/2000 | Partager

    · Il menace d'observer un sit-in devant le siège de la Caisse

    · Le débat sur le système de la validation gratuite remis sur le tapis


    Serait-ce les prémices d'un bras de fer entre la CIMR et l'Union syndicale des retraités du Maroc affiliée à l'UMT. Le syndicat a distribué lundi devant le siège de la Caisse des tracts pour annoncer la tenue d'une assemblée générale le 4 avril. A l'ordre du jour: l'examen d'un certain nombre de questions relatives aux prestations servies par la CIMR. Le syndicat qui annonce par la même occasion un sit-in (dont la date sera fixée le 4 avril) dénonce d'une part la diminution de la valeur du point de 11,56 à 10,84 DH et d'autre part la réduction de la pension reversée aux veuves "à un niveau inférieur à 50%". Contactée par L'Economiste, la Direction de la Caisse estime qu'il y a une "appropriation politique de problèmes qui n'existent pas". Elle considère également que le cahier revendicatif est complètement infondé dans la mesure où "la dernière réforme a permis de freiner la générosité excessive du régime. En revanche, les avantages acquis ont été préservés".
    Une chose est sûre, la réaction du syndicat tombe plutôt mal dans le contexte actuel. C'est la seconde grogne après celle de l'Arcim (Association des affiliés de la CIMR), même si cette dernière s'est surtout focalisée sur les assureurs. Jusque-là, le débat était circonscrit à la question du taux minimum garanti. Le syndicat semble maintenant vouloir le porter sur un autre terrain: celui des avantages perdus à l'issue de la dernière réforme entreprise par la Caisse.

    Parmi les mesures décidées à cet effet, figurent notamment l'instauration d'un coefficient de freinage pour le calcul du point CIMR ainsi que la diminution du nombre d'enfants à charge pour les allocations familiales. Ces dispositions avaient pour objectif de faire baisser le rendement du régime, un rendement que tous les experts (y compris ceux du BIT) jugent trop élevé.
    Avec un taux de rendement de 21,5% (avant la réforme de 1998), l'affilié récupère sa cotisation au bout de cinq ans. Cette situation risquait de menacer la pérennité du régime, en particulier dans un contexte de rallongement de la durée de vie, d'une rentrée tardive sur le marché du travail et d'une conjoncture de baisse de taux. Mais une des formes les plus pernicieuses de cette générosité du régime réside sans doute dans le système de la validation gratuite, un point de vue que partage l'actuelle Direction de la CIMR. Pendant plusieurs années, la Caisse a distribué gratuitement des points pour les services passés. En 1992, près de 35% des points (selon des estimations des assureurs) accordés par la Caisse l'étaient gratuitement.
    A l'époques la Direction de la CIMR faisait valoir que ces points étaient accordés pour des raisons commerciales. Mais en réalité, l'ampleur du système de la validation gratuite, ainsi que les conditions d'attribution de ces points restent floues. Ces points ont créé de droits qui grèvent toujours les fonds de la CIMR et pour plusieurs années encore.

    Mohamed BENABID




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