×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Agenda

Un séminaire sur les "Relations Humaines et Leadership" : Cadres: Quel leader êtes-vous?

Par L'Economiste | Edition N°:66 Le 11/02/1993 | Partager

Pas facile d'être un gestionnaire! Connaître sa propre personnalité pour mieux appréhender celle de ses collaborateurs, pouvoir gérer les employés qui posent problème et développer son habileté pour cela, sont les quelques objectifs proposés aux gestionnaires et enseignants qui ont suivi un séminaire les 28 et 29 Janvier. Intitulé "Relations Humaines et Leadership", ce séminaire à été organisé par Exigences SA, l'Institut Supérieur d'Informatique Appliquée et de Management et HEC Montréal. La démarche proposée est basée sur des cas pratiques soumis aux participants qui doivent les résoudre selon leur perception, leur expérience, leur personnalité.

Animé par un spécialiste des ressources humaines, ce séminaire a été influencé par une approche qui consiste à mesurer l'impact des traits de la personnalité sur le comportement au travail. M. Pierre B. Lesage, Professeur à HEC Montréal, a notamment mené une étude auprès de 2.881 cadres québécois. Il a pu obtenir les déterminants psychologiques des difficultés que subissent bon nombre de cadres dans l'exercice du leadership. Ceci à l'aide d'une typologie de personnalité avec ses perspectives sur l'emploi et le milieu de travail.

Il ressort de cette étude quatre dynamiques individuelles: l'interne-confiante, l'interne-méfiante, l'externe-confiante et l'externe-méfiante. Il conclut qu'en terme de difficulté d'être le supérieur idéal, le cadre interne-confiant s'amuse plus qu'il ne souffre.

Le cadre interne-méfiant, lui, prend le jeu très au sérieux. Il s'arrange cependant pour sortir gagnant (ou avoir l'air de gagner). Pour lui l'entreprise est une jungle... mais il réussit à y être le chasseur et non le chassé.

Le cadre externe-confiant risque en revanche d'être blessé à cause de sa grande naïveté et son désir de plaire. En effet, celui-ci ressent un grand besoin d'interpréter les gestes de l'autorité de façon positive.

Enfin, le cadre externe-méfiant est non seulement chassé, mais il est souvent tué par l'indifférence de l'organisation pour la cause qu'il a épousée, quelle qu'elle soit. Ce cadre réussit souvent à se bâtir un groupe exclusif mais restreint de gens très dévoués (comme les externes-confiants) à leur donner de grands espoirs pour le soir de "la grande victoire du Bien sur le Mal".

Les principales difficultés et réactions de chacun de ces quatre types d'employés se présentent comme suit:

- L'interne-confiant se sent sous-utilisé s'il ne fait qu'une tâche qu'il maîtrise déjà. Il a tendance à s'associer à des gens capables, afin de se créer des défis et d'accomplir des projets utiles en surplus de sa tâche. S'il en est empêché, il quittera son emploi après mûre réflexion tout en restant en bon terme avec son employeur. La tâche la mieux adaptée comprend beaucoup de défis où il pourra collaborer avec d'autres et progresser, bâtir. Il préfère des critères de succès explicites, ce qui lui permet d'apprendre de ses erreurs.

- L'externe-méfiant se sentira exploité par les gens puissants qui contrôlent les règles du jeu. Il cherchera un emploi où les critères sont impersonnels et objectifs et sans risques pour lui. Sinon, il s'en plaindra à ses semblables, mais endure en maugréant "c'est ça la vie". La tâche la mieux adaptée à sa personnalité est sécurisante, ne le soumettant pas au jugement des autres qu'il craint.
- L'externe-confiant aura l'impression que son supérieur ne s'occupe pas assez de lui ou qu'il doit décider lui-même. Il trouvera une personne puissance qui lui dictera sa conduite. Le cas échéant, il bricole en attendant. Il lui faut une tâche où il est "collé" sur un supérieur immédiat qui lui dit ce qu'il doit faire, le corrige si nécessaire mais sans le "chicaner".
- L'interne-méfiant se sentira sous-estimé: on ne s'aperçoit pas que c'est lui le meilleur et qu'il mérite de travailler sans aucune contrainte. Sinon, il sera le moins présent possible au travail et adoptera les signes extérieurs de succès en dehors de son emploi. A la limite il part en mauvais termes. Il se dirigera vers des tâches variées, il n'a à compter que sur lui-même pour convaincre et séduire les autres, où il n'est pas obligé d'administrer ce qu'il met sur pied.
La distribution des cadres de chaque niveau hiérarchique selon la typologie fait ressortir que les internes-confiants occupent des postes de niveau supérieur, à 45% contre 18%, pour les externes-confiants, 13% pour les internes-méfiants et 24% pour les externes-méfiants.

N.H.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc