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Politique

Un scrutin sur fond de débat
Chambre des conseillers: Les véritables enjeux

Par L'Economiste | Edition N°:2357 Le 08/09/2006 | Partager

. Les partis se repositionnent en perspective de 2007. Bataille pour un fauteuil. Les syndicats se bousculent au portillon667 candidats dans la course des élections pour le renouvellement du tiers sortant de la deuxième Chambre. Ils se disputent, ce vendredi, les 90 sièges à pourvoir à la deuxième Chambre. La campagne électorale aura été ponctuée d’histoires de marchandage et d’achat des voix. Des conseillers mécontents à Tétouan sont montés au créneau, fustigeant le phénomène et se disant prêts à témoigner devant un tribunal. Leur sortie s’est faite à la veille du vote. Le sursaut est certes tardif, mais qui a le mérite d’exister. Dans les affaires de corruption, il est difficile de vérifier les faits. Il faut des preuves, tangibles. C’est ce que le ministre de l’Intérieur a expliqué. Les partis politiques sont désignés comme premiers responsables dans cette affaire. «Ils se doivent d’être plus regardants sur la qualité et le profil de leurs candidats», ont souligné les observateurs. «Ils ont également la responsabilité de contrer ou du moins contenir le phénomène», assure-t-on ici et là. «Ce n’est pas à nous de faire la police. C’est aux services concernés de faire leur travail», rétorque un cadre dirigeant d’un parti de gauche. D’autres ont préféré surfer sur la vague, criant au loup. La dénonciation de la corruption électorale devient un argument de campagne. Mais le phénomène n’est-il pas banalisé? Depuis le temps qu’on en parle, les actions de lutte efficace semblent peiner à suivre. Dans moins d’une année, on en parlera probablement avec les mêmes termes. Les élections législatives concernent un plus grand nombre de candidats et les enjeux y sont plus grands. Les élections de ce vendredi, 8 septembre 2006, n’en manquent pourtant pas. Il s’agit en premier lieu, pour les partis en lice, de récolter le maximum de sièges pour s’assurer une présence confortable au sein de la deuxième Chambre et donc un poids politique utile. Mais, il est surtout question, dans l’avenir immédiat, de se mettre toutes les chances de son côté pour remporter la présidence de la Chambre. Le siège fait aujourd’hui l’objet de toutes les convoitises. La rentrée parlementaire, en octobre, impliquerait un changement du bureau dirigeant de la Chambre haute. L’Istiqlal, après avoir échoué à remporter le poste de président de la Chambre des représentants, ne cache pas sa volonté de placer un des siens à la première place qui se vide au perchoir. Et c’est celle qui est aujourd’hui occupée par le Rniste Mustapha Oukacha. L’UMP aussi lorgne le poste. On se rappelle, par ailleurs, le ramdam suscité par les députés du mouvement populaires à la dernière rentrée parlementaire. L’heure était alors au renouvellement des instances dirigeantes de la 1er Chambre et ils ont pu imposer leur rythme à l’élection. Elle a de fait traîné en longueur, mettant dans l’embarras le président réélu. Les résolutions de Abdelouahed Radi, voulant réduire les membres du bureau et des commissions de la Chambre basse, ont été battues en brèches devant la ténacité des harakis. Ils invoquaient la règle arithmétique pour imposer plus d’élus Umpéistes dans le bureau dirigeant et à la tête des commissions. Un pari qu’ils auraient gagné au gré d’un arbitrage, sollicité in extremis, du Premier ministre. On comprendrait donc que l’UMP (70 personnes présentées au scrutin) et l’Istiqlal (67), ont mis le paquet en termes de candidatures. Le RNI vient loin derrière l’USFP (63) avec ses 50 candidats. Il est talonné par le PJD qui présente 42 candidats et couvre 11 régions sur les 16 que compte le royaume. Le parti islamiste part pourtant handicapé à la base, du fait qu’il s’était astreint, en 2003, à ne présenter des candidats que dans 7% des circonscriptions. Ces cderniers représentaient moins du tiers de ceux présentés par l’Istiqlal ou l’USFP. Sur un total de 122.658 candidatures aux communales de 2003, le PJD en présentait quelque 3% contre près de 11% pour l’Istiqlal et 10% pour l’USFP. Proportionnellement, on peut considérer que le parti de Otmani mène aujourd’hui une véritable offensive électorale qui lui permettrait déjà de se positionner par rapport à 2006. Il est donc loin, très loin le concept de «l’autorégulation» inventé par le PJD. Le parti islamiste a-t-il plus de chances d’emporter la présente élection que les autres? Selon les pronostics d’un militant de gauche, les résultats du scrutin du 8 septembre ne changeront rien à la carte politique, si ce n’est qu’ils annonceront une bataille des plus rudes pour la présidence de la seconde Chambre. Les rivalités promettent de s’intensifier, d’autant plus que le RNI, aujourd’hui détenteur du poste, semble avoir réduit ses ambitions pour cette élection. Le parti d’Osman ne présente qu’une cinquantaine de candidats. Cela augure pour beaucoup d’un champ libre à la compétition. La course est lancée, alors que des voix n’appellent rien de moins que la suppression de la Chambre des conseillers. «Un débat dont on ne peut faire l’économie aujourd’hui», estime un militant de la Koutla. Et d’espérer qu’il se poursuivra au lendemain de l’élection.


La surprise viendrait des syndicats

Les syndicats sont fortement présents à ce scrutin. Les nouveaux et les anciens sont à un même niveau de candidatures et nourrissent les mêmes ambitions. La polémique a été lancée au sujet de certaines candidatures «non réglementaires», fortement décriées. Celles notamment de personnes qui seraient parties à la retraite et d’autres ayant, tout récemment, bénéficié du DVD (départ volontaire définitif). Au collège des représentants des salariés, c’est donc la bousculade. La CDT, ayant perdu 4 représentants à la Chambre haute, au gré du tirage au sort, veut reconquérir ses places. Mais c’est compter sans la concurrence des nouveaux venus mais anciens camarades des candidats de la CDT. L’UNMT du PJD veut également une place au soleil. Khadija RIDOUANE

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