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Un "Plan Export" pour sauver les exportations mais aussi l'investissement

Par L'Economiste | Edition N°:77 Le 29/04/1993 | Partager

C'est sous le nom de "Plan Export que des propositions globales sont présentées au Gouvernement ces jours ci. Sur le fond, il s'agit d'un scénario de "sortie de piège" dans lequel ont été enfermées les entreprises.

Devant la croissance plus rapide tant des importations que des exportations et alors que la cherté des financements rend les ajustements plus douloureux socialement, sont réapparues les demandes de pauses dans la politique d'ajustement: au niveau des principes, l'ouverture n'est pas contestée, mais puisque le calendrier est contesté, en pratique cela revenait à arrêter la libéralisation. Ce qui était fort embarrassant. Il fallait donc trouver comment sortir du piège où l'ouverture comme le protectionnisme conduit à des crises. C'est ce que propose le Plan Export de l'ASMEX.

Longuement travaillé et de concert avec les administrations, les institutionnels intervenant sur le secteur(1), le Plan Export proposé par l'ASMEX se présente comme destiné aux activités exportatrices. En fait, il concerne aussi les autres activités, puisqu'il traite notamment de l'environnement de l'investissement comme celui des exportations et des questions de financements.

M. Tazi, président de l'ASMEX explique qu'un "consensus est réalisé autour du document" et il insiste sur le caractère global et urgent du plan. Il s'inquiète en effet de "la capacité de maintenir la libéralisation vu les évolutions divergentes des importations et des exportations".

C'est dans le domaine des investissements que les actions à conduire sont les plus lourdes. Le "Plan Export" plaide pour une réintégration dans le droit commun des avantages prévus par les codes des investissements et pour les conventions avec l'Etat, le Plan souhaite que les engagements pris soient respectés. M. Tazi explique qu'il est "essentiel que les bénéfices" des codes ou des conventions aient un "caractère automatique": une question de crédibilité et de transparence, souligne-t-il. Les deux mêmes principes doivent s'appliquer pour la création des entrepôts sous douane: "il faut des critères clairs, connus et applicables à tous les demandeurs".

Toujours dans le domaine de l'investissement, les travaux se sont longuement penchés sur les procédures. Il en est sorti un document qui ressemble aux plaques de circuits électroniques et qui représente la réalité des procédures à suivre pour l'investisseur. "Il n'est pas besoin d'en dire davantage pour montrer la difficulté d'investir au Maroc", laisse tomber le président de l'ASMEX, qui compare les "modestes" 385 millions de Dollars d'investissements étrangers au Maroc en 1991 aux 4,7 milliards qui sont allés au Mexique, aux 1,6 milliard pour le Portugal au 3,4 milliards de la Malaisie...

Côté terrains, les constats sont tout aussi sévères. Le Plan Export propose de desserrer la pression en instituant un mécanisme de déchéance de droit quand l'investissement n'est pas réalisé. M. Tazi compte que quelque 700 lots s'en trouveraient immédiatement libérés dans la région de Casablanca pour satisfaire une partie des 2.000 demandes formulées. Les investigations des groupes de travail sur le foncier industriel ont montré que les accusations de spéculations sont assez largement fondées: le niveau de réalisation des investissements sur les lots vendus est de 31% à El Jadida, 24% à Témara, 36% à Settat, 0% à Settat-Had Soualem, et de 64% à Casablanca. "Les zones industrielles doivent en outre être gérées", souligne M. Tazi. Le Plan Export prévoit la création d'entités gestionnaires, avec participation du privé utilisateur et le Plan insiste sur la fixation d'un délai de 15 jours au maximum pour l'obtention des permis de construire.

Plus précis que le Livre Blanc de l'exportation réalisé au milieu des années 80, l'actuel document s'attaque aussi aux entraves fiscales et parafiscales: révision des taxes sur l'énergie avec éventuellement un régime proche des AT, révision de la taxe ad valorem de l'ODEP pesant à l'entrée et à la sortie des AT notamment, poursuite dé la réforme tarifaire pour lutter contre la contrebande, amendement sur le régime de la TVA, introduction de l'avoir fiscal pour les sociétés exportatrices et pour les sociétés de capital risque...

Nadia SALAH

(1) Le président de l'ASMEX indique que 80 personnes ont travaillé 34 jours pleins à l'élaboration du document final. Etaient représentés l'ASMEX, 27 autres associations professionnelles et une douzaine de départements ministériels et organismes publics.

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