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    Un plaidoyer contre l'oubli

    Par L'Economiste | Edition N°:506 Le 13/05/1999 | Partager

    Les Marocains Résidant à l'Etranger (MRE) ne pouvaient pas avoir meilleur avocat que M. Abdelkrim Belguendouz. Les vagues successives incarnées par les différents mouvements associatifs qui s'étaient épris du dossier complexe de l'émigration sont vite retombées comme un soufflet. M. Belguendouz est toujours là, tenace, cherchant à chaque fois d'éclairer un aspect de l'émigration. Aujourd'hui, ses différentes recherches ont abouti à un livre de 300 pages qui place les RME ou MRE au rang de "citoyens et partenaires".
    L'auteur puise les références de son livre très documenté dans un fonds très actualisé au point où il cite des faits datant de moins de deux mois. M. Belguendouz ne se contente pas de critiquer.
    Il construit. Sur ce registre, il propose de mettre sur pied des politiques claires en matière d'émigration. Il appelle le gouvernement à se doter des leviers d'action. La Fondation Hassan II chargée de la Communauté Marocaine installée à l'Etranger et dirigée par M. Omar Azziman, ministre de la Justice, passe au crible. Elle doit être restructurée et dynamisée. Le Comité directeur de cette Fondation doit repenser ses méthodes d'approche.

    Un conseil national supérieur à créer


    Les MRE ne sont plus représentés au Parlement comme par le passé. M. Belguendouz propose une solution provisoire pour combler cette lacune. Il s'agit de mettre en place un Conseil national supérieur de la Communauté marocaine résidant à l'étranger.
    S'il est vrai, comme l'auteur l'écrit, que les émigrés sont les oubliés, les orphelins de l'alternance, le gouvernement a tenté de se rattraper l'été dernier en mettant au monde une commission spéciale chargée de l'émigration clandestine. Composée de pas moins de 15 ministres et présidée par le chef de gouvernement, cette Commission n'a pas donné les fruits escomptés. Sur ce registre, pas de traces de changement: les jeunes rêvent toujours de rupture et d'adieu. Les pateras continuent à livrer régulièrement les cadavres de jeunes Marocains que les vagues jettent sur les rivages andalous.
    Les discours de M. Belguendouz diffère des autres courants qui ont tendance à s'intéresser aux émigrés lorsque la courbe de leurs transferts en devises s'accroche à une tendance à la baisse. Mais l'été est pratiquement là et le parc de voitures commence à afficher d'autres plaques minéralogiques. On est à la veille du retour des MRE au Maroc pour passer des vacances. Leur transit par l'Espagne présente des risques. Le non-renouvellement de l'accord de pêche y sera pour quelque chose.

    Mohamed CHAOUI

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